Syrie : 700 combattants prorégime déployés en renfort dans la Ghouta

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Depuis le 18 février dernier et le lancement d'une offensive de Dames dans la Ghouta, plus de 800 civils ont été tués. Image d'illustration. © STRINGER / AFP
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Ce déploiement a été indiqué mercredi par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Au moins 700 combattants prorégime ont été envoyés en renfort dans la Ghouta orientale en Syrie, resserrant encore davantage l'étau autour de l'enclave rebelle dans cette région, a indiqué mercredi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Soutenu par la Russie, le pouvoir du président syrien Bachar al-Assad mène depuis le 18 février une offensive meurtrière pour reconquérir ce fief rebelle aux portes de Damas. Les bombardements aériens et tirs d'artillerie y ont tué plus de 800 civils, selon l'OSDH.

Progression vers Douma. "Au moins 700 combattants provenant d'Alep (nord) et appartenant à des milices afghane, palestinienne et syriennes loyales au régime ont été envoyés mardi soir dans la Ghouta", a affirmé le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. Ces nouvelles troupes ont été déployées sur les fronts d'Al-Rihane, dans le nord-est de l'enclave, et de Harasta, une localité dans l'ouest du fief rebelle à partir de laquelle le régime tente de progresser vers Douma, la plus grande ville de la Ghouta, selon la même source.

Les forces du régime se trouvaient mercredi aux abords de plusieurs localités, notamment Misraba, Beit Sawa, Jisrine et Hammouriyé, selon l'OSDH. La veille, les combats ont tué au moins 25 combattants des deux principaux groupes rebelles locaux, Faylaq al-Rahmane et Jaich al-Islam, et de 18 membres des forces prorégime, d'après la même source.

"Mort de facto de la trêve". Les raids aériens se poursuivent en dépit de la trêve quotidienne de cinq heures décrétée par Moscou, tandis que l'aviation russe occupe de plus en plus l'espace aérien. "Les raids, essentiellement russes, ont continué mercredi après le début de la trêve, notamment sur la localité de Jisrine et ses environs", a indiqué Rami Abdel Rahmane, évoquant une "mort de facto de la trêve" russe. Mardi, les frappes n'ont pas cessé "durant toute la journée", tuant 24 civils, dont 4 enfants, a-t-il ajouté.