Scandinaves tuées au Maroc : 7 nouveaux suspects devant le juge d'instruction

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Les corps des deux touristes avaient été découverts dans une vallée du massif du Haut-Atlas.
Les corps des deux touristes avaient été découverts dans une vallée du massif du Haut-Atlas. © FADEL SENNA / AFP
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Ces personnes sont soupçonnées d'être liées au meurtre de deux jeunes randonneuses scandinaves, dans la nuit du 16 au 17 décembre, au sud du Maroc. 

Le parquet de Rabat a présenté jeudi au juge d'instruction antiterroriste sept personnes dont un Hispano-suisse soupçonnées d'être liées au meurtre "terroriste" de deux jeunes randonneuses scandinaves dans le sud du Maroc.

Un Hispano-suisse "imprégné de l'idéologie extrémiste". Le parquet a demandé au juge d'instruction d'interroger ces suspects pour "constitution de bande afin de préparer et commettre des actes terroristes, aide préméditée à des auteurs d'actes terroristes et entraînement de personnes en vue de rejoindre une organisation terroriste", selon un communiqué du procureur général de Rabat.

Le ministère public a requis la détention préventive des suspects, parmi lesquels figure un Hispano-suisse installé au Maroc. L'homme, "imprégné de l'idéologie extrémiste" selon les autorités, a été arrêté samedi à Marrakech pour ses liens présumés avec certains des suspects.

Quinze personnes, dont les quatre principaux suspects du double homicide qualifié de "terroriste" par Rabat, avaient déjà été présentées dimanche au juge d'instruction antiterroriste.

Une vingtaine de personnes interpellées. Louisa Vesterager Jespersen, une étudiante danoise de 24 ans, et son amie Maren Ueland, une Norvégienne de 28 ans, ont été tuées dans la nuit du 16 au 17 décembre dans le sud du Maroc, où elles étaient en vacances. Leurs corps ont été découverts sur un site isolé du Haut-Atlas, dans un secteur prisé des amateurs de randonnée. Les deux victimes ont été décapitées.

Les autorités marocaines ont interpellé une vingtaine de personnes pour leurs liens présumés avec ce meurtre qui a suscité une vive émotion en Norvège, au Danemark mais aussi au Maroc, où des veillées ont été organisées à la mémoire des deux victimes.

Les quatre principaux suspects appartenaient à une cellule inspirée par l'idéologie du groupe Etat islamique (EI) mais "sans contact" avec ses cadres en Syrie ou en Irak, selon Abdelhak Khiam, le patron du Bureau central d'investigations judiciaires (BCIJ, unité antiterroriste).