Le Prince Andrew, Jean-Luc Brunel, Ghislaine Maxwell… Qui sont les personnalités éclaboussées par l'affaire Epstein ?

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Plusieurs personnalités sont impliquées dans le trafic sexuel et/ou les viols de mineures dont Jeffrey Epstein est accusé.
Plusieurs personnalités sont impliquées dans le trafic sexuel et/ou les viols de mineures dont Jeffrey Epstein est accusé. © STEPHANIE KEITH / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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Prince britannique, agent de mannequins, entremetteuse… le scandale autour de ce financier américain accusé de trafic sexuel implique de nombreuses personnalités.
ON DÉCRYPTE

Sa mort a (r)ouvert une boîte de Pandore dont s'échappent chaque jour de nouveaux noms. Samedi dernier, Jeffrey Epstein, financier américain accusé d'agressions sexuelles sur mineures et de trafic sexuel, s'est suicidé dans sa prison de Manhattan. L'enquête a révélé les noms de plusieurs personnalités qui gravitaient autour de lui et sont aujourd'hui soupçonnées d'avoir, elles aussi, participé à ces méfaits. Parmi elles, le prince Andrew, fils d'Elizabeth II, mais aussi Jean-Luc Brunel, un agent de mannequins français.

Ghislaine Maxwell, bras droit d'Epstein

La première d'entre elles reste Ghislaine Maxwell, fille du magnat britannique Robert Maxwell. Âgée de 57 ans, l'ancienne compagne de Jeffrey Epstein aurait joué le rôle de "rabatteuse", recrutant des adolescentes pour satisfaire les envies du financier et de ses amis. Une jeune femme, Virginia Giuffre, l'accuse de l'avoir "recrutée" alors qu'elle n'avait que 16 ans pour l'exploiter sexuellement.

Selon plusieurs témoins cités dans l'enquête en cours, Ghislaine Maxwell était en charge de "recruter, entretenir, héberger et organiser le trafic de jeunes filles pour Epstein". Elle aurait même également participé à certains rapports sexuels non consentis.

Aujourd'hui, la justice la cherche activement, mais selon des médias américains, la quinquagénaire est introuvable depuis qu'elle a vendu sa maison de Manhattan, en 2016.

Jean-Luc Brunel, le fournisseur

Un nom français apparaît également dans le dossier Epstein : celui de Jean-Luc Brunel, cofondateur de l'agence de mannequins MC2. Une activité qui lui aurait en réalité permis de "livrer des dizaines de jeunes filles" mineures au financier américain, comme l'a dénoncé la même Virginia Giuffre.

Lors d'une perquisition, les autorités ont saisi des messages qui auraient été laissés par Jean-Luc Brunel à Jeffrey Epstein. Dans un langage à peine codé, le Français proposait au milliardaire les "leçons" d'une adolescente russe de 16 ans.

Par ailleurs, le cofondateur de MC2 est également accusé d'avoir lui-même violenté des mineures. Depuis les années 1980, plusieurs femmes ont affirmé avoir été droguées puis violées par celui qui est aujourd'hui septuagénaire. En 2015, il avait démenti toute participation dans un communiqué.

Le prince Andrew, accusé par plusieurs femmes

Le deuxième fils d'Elizabeth II, le prince Andrew, est lui aussi dans la tourmente, accusé par plusieurs femmes de viol sur mineure. Virginia Giuffre a ainsi raconté qu'il avait abusé d'elle à trois reprises alors qu'elle n'avait que 17 ans. Une autre femme l'accuse de comportements indécents.

Là encore, ces accusations ne sont pas récentes. Le palais de Buckingham a d'ailleurs officiellement communiqué sur le sujet, affirmant que l'affaire Epstein "ne concerne en rien le duc d'York".

Deux hommes politiques pointés du doigt

Les noms de deux hommes politiques américains sont aussi étroitement liés à celui de Jeffrey Epstein. George Mitchell, ancien sénateur du Maine aujourd'hui décédé, et Bill Richardson, ex-ambassadeur des États-Unis sous Bill Clinton, sont tous les deux accusés par Virginia Giuffre de viol depuis plusieurs années. Tous deux ont démenti.

Si les noms de Bill Clinton ou encore Donald Trump apparaissent régulièrement dans le cadre du scandale, c'est en raison de la proximité qu'ils pouvaient avoir avec Jeffrey Epstein, passant des soirées avec lui et/ou empruntant ses avions pour effectuer des vols. Mais jusqu'ici, ni l'ancien président américain ni l'actuel n'ont été explicitement accusés d'avoir commis des actes délictueux ou criminels.