Paris dénonce la condamnation "politique" de Fariba Adelkhah en Iran

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Arrêtée en 2019, Fariba Adelkhah est détenue dans la prison d'Evine à Téhéran.
Arrêtée en 2019, Fariba Adelkhah est détenue dans la prison d'Evine à Téhéran. © THOMAS ARRIVE / SCIENCES PO / AFP
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Condamnée en Iran à 5 ans de prison pour "collusion en vue d'attenter à la sûreté nationale", l'anthropologue franco-iranienne Fariba Adelkhah a toujours clamé son innocence. La France a dénoncé samedi cette condamnation jugée "politique".

La France a dénoncé samedi, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, la condamnation "politique" en Iran de l'anthropologue Fariba Adelkhah, réclamant sa libération immédiate. "Cette condamnation n’est fondée sur aucun élément sérieux ou fait établi et revêt donc un caractère politique", a estimé Jean-Yves Le Drian dans un communiqué. L'universitaire franco-iranienne a été condamnée à cinq années de prison pour "collusion en vue d'attenter à la sûreté nationale".

La diplomatie française réclame "un accès consulaire"

"Je condamne avec la plus grande fermeté" ce verdict, a ajouté le chef de la diplomatie française, exhortant "les autorités iraniennes à libérer immédiatement Mme Adelkhah" et réclamant "un accès consulaire".

Détenue dans la prison d'Evine à Téhéran, cette spécialiste du chiisme âgée de 61 ans a toujours clamé son innocence. Son arrestation en juin 2019, comme celle d'un autre chercheur français, Roland Marchal, libéré récemment, a toujours été dénoncée par la France. Mais l'Iran ne reconnaît pas la double nationalité.