Netanyahu se défend contre une "vague de mensonges" dans un rare entretien télévisé

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© GALI TIBBON / AFP
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Lors d'un entretient télévisé décidé au dernier moment, Benjamin Netanyahu a démenti les nombreuses accusations qui pèsent sur sa personnes.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a démenti les accusations pesant contre lui lors d'un rare entretien télévisé. Il a accusé ses rivaux de propager une "vague de mensonges" à l'approche des élections législatives du 9 avril.

Au dernier moment. Benjamin Netanyahu a été interrogé samedi soir par la chaîne de télévision "12", peu avant de s'envoler pour Washington où il doit rencontrer le président américain Donald Trump et assister à la conférence annuelle du lobby américain pro-Israël Aipac. L'entretien semble avoir été décidé à la dernière minute. Le Premier ministre est entré dans le studio télévisé alors que les journalistes, informés à peine quelques instants avant, étaient en train de présenter le bulletin d'informations du soir.

"Je dois écraser cette vague de mensonges". Cet entretien intervient alors que Benjamin Netanyahu, déjà sous la menace d'une inculpation pour corruption présumée dans trois affaires, a été accusé par ses rivaux politiques d'avoir touché 16 millions de shekels (environ 3,9 millions d'euros) grâce à la vente de sous-marins allemands à l'Etat hébreu, par l'intermédiaire d'une société liée à cet achat. "Il s'agit d'une société qui n'a rien à voir avec les sous-marins", a-t-il affirmé samedi soir, assurant avoir vendu ses parts en 2010 et en avoir informé les autorités compétentes.

Ces accusations ont notamment été relayées par l'ancien chef d'état-major Benny Gantz, son principal adversaire aux législatives avec sa liste "Bleu-Blanc", et un autre membre de cette liste, Moshe Yaalon. "Je dois écraser cette vague de mensonges diffusée par (Benny) Gantz, (Yaïr) Lapid, (Moshe) Yaalon et (Gabi) Ashkenazi", a déclaré Benjamin Netanyahu.

Netanyahu veut entamer des poursuites. Samedi, Benjamin Netanyahu avait déjà déclaré son intention de "poursuivre pour dénonciation calomnieuse" Benny Gantz, Yaïr Lapid, Moshe Yaalon qui, selon lui, l'ont accusé de "trahison" pour avoir accepté une autre vente de sous-marins allemands, cette fois à l'Egypte. Il s'agit d'une "calomnie entachée de sang", a dénoncé Benjamin Netanyahu, affirmant que les raisons l'ayant mené à accepter cette vente étaient "confidentielles".