L'opposant russe Navalny interpellé, un mois avant la présidentielle

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Alexeï Navalny avait pour la dernière fois été brièvement interpellé le 28 janvier.
Alexeï Navalny avait pour la dernière fois été brièvement interpellé le 28 janvier. © MAXIM ZMEYEV / AFP
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Peu auparavant, l'opposant avait annoncé sur Twitter que son bras droit, Léonid Volkov, avait également été interpellé à l'aéroport Cheremetievo de Moscou.

L'opposant numéro un au Kremlin, Alexeï Navalny, a annoncé jeudi avoir été interpellé par la police à Moscou, à moins d'un mois de l'élection présidentielle pour laquelle il appelle au boycott. "J'avais mal aux dents, je suis allé chez le dentiste. Je suis sorti de chez le dentiste : bonjour, deuxième brigade de police, vous êtes interpellé", a-t-il écrit sur Twitter, ajoutant qu'il était en train d'être "emmené quelque part". L'opposant "est emmené au poste de police pour signer l'acte d'accusation", a confirmé l'une de ses avocates, Olga Mikhaïlova, à l'agence TASS. "Il sera présenté au tribunal Tverskoï a priori aujourd'hui".

Son bras droit interpellé. Peu auparavant, l'opposant avait annoncé sur Twitter que son bras droit, Léonid Volkov, avait également été interpellé à l'aéroport Cheremetievo de Moscou. "Ils ont arrêté Volkov à Cheremetievo, il devait s'envoler pour la Bachkirie, l'une des régions les plus importantes en ce qui concerne l'organisation de la surveillance de l'élection" du 18 mars, a déclaré l'opposant.

Brève interpellation le 28 janvier. Alexeï Navalny avait pour la dernière fois été brièvement interpellé le 28 janvier, lors d'une manifestation qu'il avait organisée à travers le pays pour dénoncer la "supercherie" de la présidentielle, à l'issue de laquelle Vladimir Poutine devrait sans surprise remporter un quatrième mandat. Il avait été libéré le jour-même, une "stratégie fourbe" afin de le condamner à une date plus proche du scrutin, selon l'opposant.

"Si on me place en détention le 28 janvier, je serai en liberté le 28 février. Et Poutine souhaite que je sois isolé juste avant les élections et si possible, pendant les élections", avait-il écrit. Il avait ensuite été entendu par la police, accusé d'avoir utilisé la violence contre des membres des forces de l'ordre durant ses quelques heures de détention, ce qu'il a démenti. Déclaré inéligible en raison d'une condamnation judiciaire qu'il estime orchestrée par le Kremlin, l'opposant a appelé ses partisans à boycotter et à surveiller l'élection présidentielle.