Les bombardiers américains évitent la péninsule coréenne

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Les États-Unis maintiennent en permanence sur la base aérienne Andersen, dans l'île tropicale de Guam, au moins un bombardier B-1, B-52 ou B-2. © AFP
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Pour éviter de faire dérailler les négociations nucléaires avec le régime de Pyongyang, les bombardiers américains évitent désormais de survoler la péninsule coréenne, a annoncé le général Charles Brown.

Les bombardiers américains qui assurent une "présence continue" dans le Pacifique évitent la péninsule coréenne, à la demande de Séoul, pour ne pas faire dérailler les négociations nucléaires avec le régime de Pyongyang, a indiqué lundi un général américain. "Nous maintenons le même nombre de survols. Nous ne le faisons plus au-dessus de la péninsule coréenne", a indiqué à la presse le général Charles Brown, commandant de l'US Air Force pour le Pacifique.

Des rotations régulières. Les États-Unis maintiennent en permanence sur la base aérienne Andersen, dans l'île tropicale de Guam, au moins un bombardier B-1, B-52 ou B-2, pour effectuer régulièrement des rotations dans la zone à titre de dissuasion. Mais après le sommet historique du président américain Donald Trump avec le leader nord-coréen Kim Jong Un en juin à Singapour, la Corée du Sud "nous a demandé" de ne plus survoler la péninsule avec les bombardiers, a précisé le général Brown au Pentagone. "Pendant la période diplomatique, nous ne voulons pas faire quelque chose qui puisse faire dérailler les négociations diplomatiques", a-t-il ajouté.

Un exercice militaire conjoint avec la Corée du sud "réduit". Le ministre américain de la Défense Jim Mattis a indiqué la semaine dernière que le prochain exercice militaire conjoint avec la Corée du Sud, "Foal Eagle" prévu au printemps 2019, serait "réduit" pour faciliter les négociations avec la Corée du Nord sur la question nucléaire.

28.500 soldats américains en Corée du Sud. Washington maintient 28.500 soldats en Corée du Sud pour la protéger de son voisin du Nord armé de la bombe atomique. Pendant longtemps, Washington et Séoul ont mené des exercices conjoints destinés à améliorer la coordination entre les deux armées alliées et renforcer la préparation des troupes à une éventuelle invasion nord-coréenne.

Depuis le sommet de juin, quatre exercices de grande ampleur ont été annulés : "Vigilant Ace", un exercice aérien qui a lieu tous les ans début décembre en Corée du Sud, "Ulchi Freedom Guardian" début septembre et deux exercices navals américano-sud-coréens au cours de l'été. Ces manœuvres militaires qui mobilisaient des dizaines de milliers de soldats étaient qualifiées de purement défensives mais Pyongyang les considérait comme une répétition pour l'invasion de son territoire.