Malgré les demandes répétées d’Israël, les États-Unis se refusent encore à intervenir directement contre l’Iran. Cela n'empêche pas Washington d'apporter un soutien important à l’État hébreu, notamment en matière de renseignement.
De nombreuses sources
Les Américains disposent d’un vaste réseau de radars et de systèmes de renseignement électronique dans la région, par exemple grâce à au moins trois systèmes de surveillance mobile AN/TPY-2, postés en Turquie, en Israël et au Qatar. Des systèmes qui ont permis en amont de détecter ceux de défense et les réseaux de commandement iraniens, permettant aux Israéliens de savoir où frapper et comment.
Les États-Unis peuvent également compter sur les radars de pays alliés comme les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite, qui fournissent des informations complémentaires. Tous ces renseignements ont aidé à prédire la riposte iranienne et à intercepter une partie des missiles envoyés depuis Téhéran.
Enfin, n’oublions pas le renseignement humain. Comme le Mossad israélien, la CIA est bien implantée en Iran, grâce à un réseau d’agents infiltrés et de sources locales. Les deux agences ont probablement travaillé ensemble à la réussite de la première opération militaire israélienne, ce qui pourrait expliquer pourquoi et comment les Américains avaient été mis au courant des plans de l’État hébreu.