Grande-Bretagne : deux hommes accusés d'avoir fomenté l'assassinat de Theresa May

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D'après la police, "bien plus de 500 enquêtes de contre-terrorisme sont actuellement en cours". Image d'illustration. © DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP
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Ces deux hommes avaient fomenté un attentat à la bombe, suivi d'une attaque au couteau afin de tuer la Première ministre britannique. 

Deux hommes ont été inculpés pour un projet d'attentat visant la Première ministre britannique Theresa May, selon des médias et la police londonienne et une audience se tiendra mercredi à Londres.

Bombe et couteau. Naa'imur Zakariyah Rahman, 20 ans, et Mohammed Aqib Imran, 21 ans, prévoyaient de commettre un attentat à la bombe au niveau des barrières de sécurité entourant Downing street, avant d'attaquer Theresa May au couteau, ont rapporté plusieurs médias.

"22 complots terroristes islamistes" déjoués. Cette information émerge alors que la ministre de l'Intérieur, Amber Rudd, a indiqué mardi que "22 complots terroristes islamistes" ont été déjoués depuis l'assassinat d'un soldat en pleine rue à Londres, en mai 2013. Neuf d'entre eux l'ont été depuis l'attentat commis en mars sur le pont de Westminster et devant le Parlement.  La ministre s'exprimait devant les députés après la publication d'un rapport sur la gestion des attentats par la police et le MI5, le service de renseignement britannique.

500 enquêtes en cours. "Le Royaume-Uni est confronté à une menace terroriste intense, laquelle est multidimensionnelle, évolue rapidement et opère à une échelle et un rythme jamais vus par le passé", a commenté la police londonienne mardi. D'après la police, "bien plus de 500 enquêtes de contre-terrorisme sont actuellement en cours, impliquant plus de 3.000 personnes". Plus de 20.000 autres ont déjà fait l'objet d'une enquête pour terrorisme dans le passé, selon la même source.  La vague d'attentats cette année, dont quatre revendiqués par l'organisation Etat islamique, a fait au total 36 morts et près de 200 blessés. Trois des auteurs étaient connus des services de renseignement, selon le rapport.