Erdogan appelle à reconnaître Jérusalem-Est comme "capitale de la Palestine"

, modifié à
  • A
  • A
Recep Tayyip Erdogan redouble de critiques envers Israël.
Recep Tayyip Erdogan redouble de critiques envers Israël. © ANGELOS TZORTZINIS / AFP
Partagez sur :
Pour le président turc Recep Tayyip Erdogan, Israël est par ailleurs un "État terroriste" et "d'occupation", qui s'est vu "délivrer une récompense" par Donald Trump.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a qualifié mercredi Israël d'"Etat d'occupation" et "terroriste" lors du discours d'ouverture d'un sommet extraordinaire des dirigeants du monde musulman axé sur la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l'État hébreu par Washington.

La "récompense" délivrée par Trump. "J'invite les pays qui défendent le droit international et la justice à reconnaître Jérusalem occupée comme capitale de la Palestine", a déclaré le chef de l'État turc lors de l'ouverture d'un sommet extraordinaire de l'Organisation de coopération islamique (OCI) à Istanbul.

Avec la décision prise par le président américain Donald Trump, "Israël a été récompensé pour toutes les activités terroristes qu'il mène. C'est Trump qui a délivré cette récompense", a poursuivi Erdogan, assurant qu'il ne "renoncera jamais" à exiger une "Palestine souveraine et indépendante".

Erdogan veut unifier le monde musulman.L'annonce de Donald Trump le 6 décembre a suscité une réprobation quasi-unanime dans le monde et des manifestations de colère dans plusieurs pays du Proche-Orient. Président en exercice de l'OCI, Recep Tayyip Erdogan espère unifier le monde musulman derrière sa ligne de fermeté face la décision américaine. Mais la tâche s'annonce difficile, alors que le monde musulman est profondément divisé et que plusieurs pays de la région, comme l'Arabie saoudite, tentent de cultiver de bons rapports avec l'administration Trump sur fond d'hostilité commune envers l'Iran.

Lors du même sommet, le président palestinien Mahmoud Abbas a accusé mercredi Donald Trump d'avoir "offert Jérusalem en cadeau au mouvement sioniste" et estimé que les États-Unis n'avaient plus de rôle à jouer dans le processus de paix.