Merkel ne voulait pas autant s'engager dans la campagne 1:41
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édité par Solène Delinger , modifié à
Le suspense est à son comble en Allemagne. Dimanche 26 septembre, les citoyens allemands éliront leurs nouveaux députés, dont la première charge sera de désigner leur nouveau chancelier. Angela Merkel, qui quitte ses fonctions après seize années au pouvoir, s'est sentie contrainte de s'engager dans la campagne à cause de l'incertitude régnant autour de l'issue scrutin. 
DÉCRYPTAGE

Gros suspense en Allemagne. Dimanche 26 septembre, les élections législatives donneront le successeur d'Angela Merkel. La chancelière, à la tête du pays depuis seize ans, a participé à un dernier meeting ce samedi à Aix-la-Chapelle, pour soutenir son dauphin Armin Laschet. Candidat de la CDU et souvent en difficulté dans les sondages, le conservateur est au coude-à-coude avec le social démocrate Olaf Scholz. C'est à cause de cette incertitude régnant autour de l'issue du scrutin qu'Angela Merkel s'est autant engagée dans la campagne. 

Une situation "serrée" et "inédite"

"Angela Merkel ne voulait pas s'engager autant dans cette campagne. Mais la situation est tellement serrée, tellement inédite, qu'elle a fait plusieurs meetings avec Armin Laschet", explique Hélène Kohl, correspondante en Allemagne pour Europe 1. "Elle le présente comme son dauphin naturel même s'il faut bien le dire, c'est plutôt Olaf Scholz, du SPD, qui lui ressemble". 

Pour son ultime meeting en tant que chancelière, à Aix-la-Chapelle, Angela Merkel, qui a échoué à préparer sa succession, n'a pas ménagé ses efforts pour permettre à Armin Laschet, l'impopulaire et maladroit candidat chrétien-démocrate de combler son retard. "Il faut prendre les bonnes décisions, c'est ce qui compte pour vous demain, car il s'agit de votre pays et vous décidez de votre futur gouvernement" qui devra assurer "la prospérité, la sécurité et la paix", a souligné la dirigeante. "Le monde change très vite et par conséquent, Armin Laschet a encore beaucoup de travail à faire en tant que chancelier fédéral", a-t-elle fait valoir. 

Les candidats vont se battre jusqu'au bout

Une ultime tentative de convaincre les électeurs, qui étaient encore 40% à être indécis au milieu de cette semaine. Personne n'est capable de prédire le rapport de force qui sortira des urnes dimanches soir. Les candidats n'ont donc pas d'autre choix que de se battre jusqu'au bout, comme le souligne Hélène Kohl. Il y a eu plusieurs meetings à la veille des élections même si les têtes de liste ont plutôt opté pour un repli stratégique dans leurs circonscriptions, au contact des électeurs. Les efforts d'Angela Merkel pour assurer sa succession avec Armin Laschet vont-ils être payants ? Réponse dimanche 26 septembre.