Donald Trump tempère l'imminence de la menace iranienne

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"Nous n'avons aucune indication que quelque chose s'est passé ou va se passer", a déclaré Donald Trump concernant la menace présumée posée par l'Iran.
"Nous n'avons aucune indication que quelque chose s'est passé ou va se passer", a déclaré Donald Trump concernant la menace présumée posée par l'Iran. © Brendan Smialowski / AFP
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Après une escalade verbale entre Washington et Téhéran, Donald Trump a semblé lundi tempérer la réalité d'une menace immédiate posée par l'Iran. Il s'est dit prêt à une négociation si la République islamique fait le premier pas.

Le président américain Donald Trump a semblé lundi soir tempérer la réalité d'une menace immédiate posée par l'Iran, se disant prêt à dialoguer avec la République islamique à condition que celle-ci fasse le premier pas.

"Nous n'avons aucune indication que quelque chose s'est passé ou va se passer", a déclaré Donald Trump à des journalistes à la Maison-Blanche, interrogé sur la menace iranienne. Dans le cas contraire, les États-Unis répondront avec "force", a ajouté le président, tout en répétant être ouvert au dialogue. "S'ils appellent, bien sûr nous négocierons, mais cela dépend d'eux", a-t-il déclaré.

De fausses informations sur une ouverture à la négociation, selon Trump

Donald Trump, qui ne cesse de souffler le chaud et le froid, avait déclaré plus tôt que les États-Unis n'avaient pas cherché à engager un dialogue avec l'Iran, ajoutant que Téhéran devrait faire le premier pas s'il souhaitait négocier avec Washington. "Les médias Fake News ont comme d'habitude publié une fausse information, sans aucune connaissance [à ce sujet], selon laquelle les États-Unis essaient d'enclencher une négociation avec l'Iran", a-t-il tweeté. "Cette information est fausse", a ajouté le milliardaire, sans qu'il apparaisse clairement à quelle publication il faisait référence.

L'Iran invité à faire le premier pays

"L'Iran nous appellera si et quand ils seront prêts", a lancé le locataire de la Maison-Blanche, qui s'était déjà dit ouvert à des discussions avec Téhéran. "En attendant, leur économie continue de s'effondrer - très triste pour le peuple iranien !".

Les relations entre Washington et Téhéran connaissent un nouvel accès de fièvre depuis une dizaine de jours, après l'annonce d'un renforcement de la présence militaire américaine au Moyen-Orient pour faire face à de présumées "menaces" iraniennes. Donald Trump s'était dit la semaine dernière "sûr que l'Iran voudra(it) bientôt discuter", ajoutant : "Je voudrais qu'ils m'appellent". Ce à quoi le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif avait opposé une fin de non recevoir.

Des relations de plus en plus tendues

Les invectives ont pris une tournure plus violente au cours du week-end. "Si l'Iran veut se battre, ce sera la fin officielle de l'Iran. Plus jamais de menaces à l'encontre des États-Unis", a affirmé dimanche le président américain. Mihammad Javad Zarif a répliqué lundi par ces mots : "Les Iraniens sont restés debout pendant des millénaires alors que leurs agresseurs [sont] tous partis. Le #TerrorismeEconomique et les railleries génocidaires ne mettront pas 'fin à l'Iran'".

Historiquement mauvaises, les relations entre la République islamique et les États-Unis se sont nettement détériorées depuis que Donald Trump a décidé, en mai 2018, de dénoncer unilatéralement l'accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015 avec cinq autres grandes puissances (Allemagne, Chine, France, Royaume-Uni, Russie).