Téhéran répond à Washington : "Les railleries génocidaires ne mettront pas 'fin' à l'Iran"

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Mohammad Javad Zarif a répondu lundi à Donald Trump.
Mohammad Javad Zarif a répondu lundi à Donald Trump. © AFP
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Le ministre des Affaires étrangères iranien a répondu lundi à Donald Trump. Dans un tweet publié dimanche, le président américain avait menacé l'Iran de destruction en cas d'attaque contre des intérêts américains.

Le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif a répondu lundi aux dernières menaces de Donald Trump à l'encontre de son pays en affirmant que "les railleries génocidaires" du président américain ne mettraient "pas fin à l'Iran". "Donald Trump espère réussir là où Alexandre (le Grand), Gengis (Khan) et les autres agresseurs ont échoué", écrit Mohammad Javad  Zarif sur son compte Twitter en faisant référence à deux conquérants étrangers ayant dominé la Perse (l'ancien nom de l'Iran) à une période donnée de son histoire plurimillénaire.

"Les Iraniens sont restés debout pendant des millénaires alors que leurs agresseurs (sont) tous partis. Le #TerrorismeEconomique et les railleries génocidaires ne mettront pas 'fin à l'Iran'", ajoute Mohammad Javad  Zarif.

Une réponse directe à Donald Trump

Il s'agit d'une réponse directe du chef de la diplomatie iranienne au dernier message contre l'Iran publié par le président américain, la veille sur le même réseau social. "Si l'Iran veut se battre, ce sera la fin officielle de l'Iran. Plus jamais de menaces à l'encontre des Etats-Unis", avait écrit Donald Trump. "#NeJamaisMenacerUnIranien. Essayez le respect - ça marche", a également rétorqué M. Zarif à l'hôte de la Maison-Blanche.

Les tensions entre Washington et Téhéran connaissent un nouvel accès depuis une dizaine de jours, après que les Etats-Unis eurent annoncé un renforcement de leur présence militaire au Moyen-Orient pour faire face à de présumées "menaces" iraniennes à leur endroit. Face à ce déploiement de force, l'Iran calme le jeu et ne cesse de répéter qu'il ne veut pas la guerre tout en mettant Washington en garde contre l'"illusion" qu'il y aurait à vouloir attaquer l'Iran.