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J.R. , modifié à
Jean-Dominique Giuliani, président de la Fondation Robert Schuman, critique les nouvelles exigences d’Ankara vis-à-vis de l’UE pour résoudre la crise migratoire.  
INTERVIEW

La Turquie fait monter les enchères. Ankara a créé la surprise lors d’un sommet européen extraordinaire réuni à Bruxelles, lundi, en mettant sur la table de nouvelles exigences pour résoudre la crise migratoire. La Turquie réclame ainsi trois milliards d'euros d'aide européenne supplémentaire, contre l'engagement d'accepter désormais des retours massifs de migrants ayant rejoint l'UE depuis son territoire. "La Turquie fait du chantage", a jugé Jean-Dominique Giuliani, président de la Fondation Robert Schuman, interrogé lundi soir sur Europe 1.

"Il faut que les Turcs jouent le jeu". "Ça crée des problèmes parce que les Européens sont légitimes à aider les Turcs, qui ont déjà 2,5 millions de réfugiés mais qui laissent passer tous les réfugiés en Grèce", a poursuivi Jean-Dominique Giuliani.

"Mais un réfugié tant qu’il est en mer n’est pas un réfugié. Il faut qu’il soit à terre. Avec toutes les îles grecques, et les problèmes de l’Etat grec, on voit bien que les frontières ont explosé. Pour tarir cette source de réfugiés, il faut que les Turcs jouent le jeu, ce qui n’est pas le cas", conclut le président de la Fondation Robert Schuman.

Négociations sur l’adhésion à l’UE. Ankara espère également obtenir dès juin un régime sans visas pour ses ressortissants, qui devait jusqu'ici s'ouvrir au plus tôt à l'automne, et ouvrir rapidement des négociations sur de nouveaux chapitres d'adhésion à l'UE.