Libye : revivez le 21e jour de mobilisation

Des partisans de Kadhafi rassemblés dimanche dans la capitale.
Des partisans de Kadhafi rassemblés dimanche dans la capitale. © REUTERS
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avec François Clauss, envoyé spécial d'Europe 1 en Libye, et agences , modifié à
Europe1.fr vous a fait vivre les principaux événements de la journée de lundi.

Les combats se sont poursuivis en Libye entre les pro et les anti-Kadhafi. Les insurgés assurent progresser vers l'ouest, alors que les forces du dirigeant libyen affirment, de leur côté, avoir repris des villes aux mains des opposants. La Russie s'est dite opposée à une intervention militaire, tandis que l'Otan n'a pas exclu de réagir si l'ONU le décidait. Les monarchies du Golfe ont invité les Nations-Unies à dessiner les contours d'une "zone d'exclusion aérienne" pour protéger les civils.

20h17 : Les monarchies arabes du Golfe se sont déclarées lundi soir favorables à la mise en place par l'ONU d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye, dans une déclaration au terme d'une réunion à Abou Dhabi.

20h09 : Paris, Londres et Washington "conspirent" contre Tripoli. Le chef de la diplomatie libyenne Moussa Koussa a accusé lundi soir la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis de "conspirer" en vue de diviser la Libye.

20h00 : Les EAU veulent protéger le peuple libyen. Les Emirats arabes unis ont exhorté le Conseil de sécurité des Nations unies à agir pour la protection du peuple libyen. "Nous appelons la communauté internationale, en particulier le Conseil de sécurité, à assumer leur responsabilité historique de protéger ce peuple cher", a déclaré le cheikh Abdallah ben Zayed al Nahayan, ministre des Affaires étrangères des EAU, lors d'une réunion du Conseil de coopération du Golfe à Abou Dhabi. Les EAU et la Turquie ont annoncé vendredi qu'ils s'emploieraient conjointement à envoyer de l'aide humanitaire en Libye.

19h57 : Un des fils Kadhafi menace. La Libye sombrera dans la guerre civile si Mouammar Kadhafi se retire, comme l'exigent les rebelles qui se sont emparés de l'est du pays, a averti lundi l'un de ses fils, Saadi Kadhafi, dans un entretien à la télévision. Les tribus se ligueraient les unes contre les autres et la Libye deviendrait une nouvelle Somalie, selon lui.

19h31 : L'Otan n'exclut pas d'intervenir. Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a estimé que la communauté internationale ne resterait pas inactive si le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi continuait d'attaquer ses opposants. Il a réaffirmé que l'Alliance atlantique n'avait pas l'intention d'intervenir en Libye et ne le ferait que si le Conseil de sécurité de l'ONU le demandait. "C'est cependant une situation qui évolue et je n'imagine pas que la communauté internationale et les Nations unies restent sans réagir si Kadhafi et son régime continuent d'attaquer leur population", a-t-il dit.

18h55 : Les insurgés sont "menacés de mort par un dingue", a martelé Bernard-Henri Lévy sur Europe 1. D'après le philosophe, de retour de cinq jours à Benghazi, le "gouvernement provisoire de la Libye libre" demande aux Occidentaux de "neutraliser ces engins de mort", à savoir les avions de Mouammar Kadhafi qui bombardent les villes libyennes aux mains des rebelles.

18h50 : Plus de 110.000 réfugiés libyens ont franchi la frontière tunisienne, depuis le début de la révolte, le 20 février, a déclaré à l'AFP le président du Croissant-Rouge local. "La population sur le camp de transit de Choucha à 7 kilomètres de la frontière était lundi d'environ 15.000 personnes" a-t-il ajouté. La majorité d'entre eux sont originaires du Bangladesh. L'afflux de réfugiés libyens s'est cependant ralenti ces "trois à quatre derniers jours", a encore poursuivi le président du Croissant-Rouge.

18h20 : La Russie hostile à une intervention militaire étrangère. "Nous ne considérons pas une intervention étrangère, qui plus est à caractère militaire, comme un moyen de régler la crise en Libye. Les Libyens doivent trouver par eux-mêmes une solution à leurs problèmes", a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères.

18h05 : Les pays du Golfe appellent l'ONU à "intervenir pour sauver le peuple libyen". C'est le chef de la diplomatie émiratie, cheikh Abdallah ben Zayed, qui, au nom des monarchies arabes du Golfe, a lancé cet appel.

17h40 : L'Otan examine des options militaires concernant la Libye, a déclaré Barack Obama, à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre australien, Julia Gillard. Le président américain a également mis en garde les collaborateurs de Mouammar Kadhafi, les prévenant qu'ils devraient rendre des comptes pour les violences qui secouent leur pays.

17h05 : Une voiture civile touchée par un raid à Ras Lanouf. L'attaque a eu lieu à la sortie de ce site pétrolier tenu par les insurgés à 300 km au sud-ouest du siège de l'opposition à Benghazi. Le pick-up touché transportait trois adultes et trois enfants, a déclaré un témoin à l'AFP. Les victimes ont été transférées à l'hôpital de Brega, à 130 km à l'est de Ras Lanouf. "Il faut s'attendre à ce qu'il y ait quelque chose sur la Libye (concernant une zone d'exclusion aérienne) cette semaine", a ajouté ce diplomate.

16h50 : La France envisage une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye. Les diplomates français et britanniques travaillent sur un projet de résolution des Nations unies qui établirait une telle zone, a annoncé lundi un diplomate onusien. Ce texte sera soumis aux 15 pays du Conseil de sécurité de l'ONU "assez vite", d'après un diplomate.

Reportage de BFM TV sur la possibilité d'une zone d'exclusion aérienne :

16h05 : Les banques de Benghazi retrouvent un fonctionnement quasi-normal. La plupart des banques sont restées fermées après les premiers combats le 17 février dans cette place forte de l'opposition, deuxième ville du pays. La peur d'une pénurie d'argent semblait s'estomper lundi. Mais la situation n'est pas revenue complètement à la normale pour toutes les transactions. La décision des Etats-Unis de geler les fonds libyens a eu un impact sur Western Union, par exemple.

15h30 : Le fonds souverain libyen ajouté à la liste de sanctions de l'UE. Si aucun Etat membre ne soulève d'objection d'ici la mi-journée mardi, la Libyan Investment Authority sera ajoutée automatiquement à la liste des entités visées par des sanctions de l'Union européenne, de même qu'une poignée d'autres organisations libyennes.

15h05 : 3.711 Egyptiens ont été évacués de Tunisiepar la France, a annoncé le Quai d'Orsay. Le pont aérien entre Djerba, en Tunisie, et Le Caire mis en place par la France a permis ces évacuations, faites à l'aide de 21 rotations aériennes.

14h40 : L'Otan évoque des "crimes contre l'humanité". Les attaques systématiques contre des civils en Libye peuvent être considérées comme des crimes contre l'humanité, a estimé le secrétaire général de l'alliance atlantique, Anders Fogh Rasmussen.

14h20 : Plus d'un million de personnes ont besoin d'aide humanitaire en Libye, ont déclaré lundi les Nations unies. Valérie Amos, qui dirige le Bureau de la coordination des Affaires humanitaires de l'Onu (Ocha), a déclaré que seraient aidés prioritairement les habitants de Misrata, une ville libyenne de 300.000 habitants que se disputent pro et anti-Kadhafi. Ce bureau de l'ONU dit rechercher 114 millions d'euros auprès de donateurs internationaux pour financer ses opérations au cours des trois prochains mois.

14h10 : Le Japon va sanctionner mardi la Libye, annonce l'agence de presse Kyodo. Tokyo va notamment geler les avoirs de Mouammar Kadhafi et de son clan. Ces sanctions, qui porteront aussi sur une interdiction de voyager dans l'archipel nippon pour le leader libyen et son entourage, seront approuvées mardi en conseil des ministres, ajoute Kyodo citant une source gouvernementale. Le Japon se conforme ainsi aux décisions du Conseil de sécurité de l'ONU.

13h31 : Bilan des combats de dimanche à Misrata. Un médecin de cette ville de l'ouest du pays a affirmé avoir comptabiliser 21 morts à la suite des combats de dimanche.

13h00 : La Ligue arabe soutient le projet d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye, a affirmé lundi le Quai d'Orsay, au lendemain d'une rencontre entre son secrétaire général Amr Moussa et le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé.

12h35 : Pas de victimes à Ras Lanouf après les frappes aériennes, selon les rebelles. "Il y avait un avion, il a largué deux roquettes et il n'y a pas eu de mort", a dit Mokthar Dobroug, qui a assisté à ces frappes.

12h08 : L'ONU et des ONG lancent un appel d'urgence de 160 millions pour la Libye. "L'appel est basé sur la planification d'un scénario prévoyant que jusqu'à 400.000 personnes quittent la Libye - y compris les 200.000 qui l'ont quitté à ce jour - et que 600.000 autres personnes aient besoin d'une aide humanitaire à l'intérieur du pays", a déclaré Valérie Amos, secrétaire générale adjointe des Nations unies chargée des affaires humanitaires.

12h05 : L'Union africaine (UA) envisage d'envoyer une commission d'enquête en Libye, a dit lundi un responsable de l'organisation panafricaine, confirmant indirectement des informations données par Mouammar Kadhafi sur France 24.

12h03 : Nouveau bilan des victimes dimanche à Ben Jawad avec 12 morts et plus de 50 blessés lors des affrontements qui ont opposé les rebelles et les forces de Mouammar Kadhafi. Un précédent bilan de source médicale faisait état de sept morts et plus de 50 blessés.

12h00 : Deuxième raid aérien sur Ras Lanouf tenu par les rebelles. Le bombardement visait une nouvelle fois le port stratégique de Ras Lanouf.

11h37 : Les insurgés réclament le départ de Kadhafi comme préalable au dialogue. C'est la réponse donnée par le Conseil national libyen formé à Benghazi après la proposition de dialogue formulée un peu plus tôt lundi par un membre éminent du régime libyen.

11h02 : Le régime libyen propose un dialogue aux insurgés. L'appel a été lancé à la télévision nationale par Djadallah Azouz al Talhi, Premier ministre dans les années 1980 et originaire de l'est du pays, d'où est partie l'insurrection. Il a invité les "anciens" de Benghazi à "donner une chance au dialogue national pour résoudre la crise, à contribuer à la fin du bain de sang et à ne pas fournir une occasion aux étrangers de venir prendre à nouveau le contrôle de notre pays". Al Talhi n'a pas précisé les concessions que Mouammar Kadhafi pourrait être prêt à accepter.

11h00 : L'ex-président tchèque Havel appelle à une intervention armée en Libye. "En particulier, si la guerre civile se prolonge, si Kadhafi s'accroche au pouvoir et commet de nouveaux crimes, une opération sera nécessaire", a déclaré Vaclav Havel, 74 ans, dramaturge et ancien dissident anticommuniste.

10h55 : Ban Ki-moon nomme un représentant pour discuter avec le régime. Le secrétaire général de l'ONU a nommé Abdelilah al-Khatib, ancien ministre jordanien des Affaires étrangères, comme représentant spécial pour traiter avec le régime libyen de Mouammar Kadhafi, dont le ministre des Affaires étrangères a accepté la venue à Tripoli d'une équipe "d'évaluation" humanitaire, a indiqué un porte-parole onusien.

10h30 : Le porte-hélicoptère français Mistral est arrivé dans le port de Zarzis en Tunisie pour aider à apporter du fret humanitaire.

10h00 : Raid aérien à l'est de Ras Lanouf. C'est le port pétrolier stratégique de Ras Lanouf, dans l'Est libyen, qui a été visé. Les combattants ont riposté en faisant usage de l'artillerie anti-aérienne après une explosion.

09h30 : Les forces de Kadhafi sur la route de Ras Lanouf, ville tenue par les rebelles, selon des témoins. "J'ai été à Bin Djaouad (à 60 km à l'ouest de Ras Lanouf) et environ 20 km avant j'ai vu les forces de Kadhafi, un gros camion et des véhicules militaires, un avion de combat, ils avançaient lentement dans cette direction", a expliqué un automobiliste, Ahmed al Araibi. Un autre témoin a confirmé que plusieurs camions se dirigeaient vers Ras Lanouf.

09h10 :Des habitants fuient Ras Lanouf par crainte d'une attaque des pro-Kadhafi. Des insurgés chassés de la localité voisine de Ben Jawad se sont repliés sur Ras Lanouf, devenue ligne de front avec les forces de Kadhafi.

08h50 : Encore des tirs sporadiques à Ras Lanouf, près de Benghazi, même si la situation s'est calmée lundi matin après les violents affrontements de dimanche.Des centaines de combattants rejoignaient encore la ligne de front. Ce sont des travailleurs des raffineries voisines, des étudiants, sans instruction militaire pour la plupart. Des renforts semblent arriver de Benghazi pour combattre les forces de Kadhafi. Ecoutez François Clauss, envoyé spécial d'Europe 1 en Libye :

08h11 : 7 morts et plus de 50 blessés dans les combats à Ben Jawad, selon un nouveau bilan. Au moins sept personnes sont mortes et plus de 50 ont été blessées dans les combats entre pro et anti-Kadhafi dans la localité côtière de Ben Jawad, dans l'Est libyen, selon un nouveau bilan fourni lundi de source hospitalière.

, dans les affaires intérieures libyennes. Selon le dirigeant libyen, un "complot" est en cours en Libye. Il a évoqué la présence d'"extrémistes armés", de "groupuscules" et "de cellules dormantes" d'Al-Qaïda "qui ont pris les armes contre la police, l'armée".

07h55 : L'opposition libyenne recule dans l'Est, Kadhafi dit avoir repris des villes. La télévision d'Etat libyenne a annoncé que des forces fidèles au colonel Kadhafi étaient en route vers Benghazi, fief de l'opposition à près de 1.000 km à l'est de Tripoli. A Misrata, 3e ville du pays à 150 km à l'est de Tripoli, un habitant et un insurgé ont déclaré par téléphone que la ville était contrôlée par l'insurrection, malgré une offensive gouvernementale à l'arme lourde.

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