Que risque-t-on à dégrader ou détruire un radar ?

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La moitié des radars automatiques ont été mis hors service depuis le début du mouvement des "gilets jaunes".
La moitié des radars automatiques ont été mis hors service depuis le début du mouvement des "gilets jaunes". © JOEL SAGET / AFP
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La moitié des radars automatiques ont été détruits, incendiés ou dégradés depuis le début du mouvement des "gilets jaunes". Leurs auteurs encourent de lourdes peines.

Les atteintes aux radars automatiques atteignent des records. Depuis le début du mouvement des "gilets jaunes", près de la moitié des radars ont été détruits, incendiés ou dégradés sur les routes de France, comme l'a révélé Europe 1 lundi. Dans le Puy-de-Dôme, ce sont même 21 des 22 radars qui ont été mis hors service. Les auteurs de ces dégradations risquent de lourdes peines.

Jusqu’à 75.000 euros d’amende. Les dégradations simples de radars automatiques sont punies d’une amende de 3.750 euros et d’une peine de travail d’intérêt général, selon l’article 322-1 du Code pénal

Mais les sanctions peuvent grimper jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30.000 d’amende en cas de dégradations graves. Si les faits sont commis en groupe, leurs auteurs encourent jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende. Des peines auxquelles se rajoutent les réparations des dommages.

Des "gilets jaunes" condamnés près de Toulouse. Des "gilets jaunes", qui avaient incendié des radars automatiques près de Toulouse, ont été condamnés fin novembre à trois mois de prison avec sursis et 105 heures de travaux d’intérêt général, ainsi qu’à rembourser les dégâts, selon La Dépêche du Midi.

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