Jugement attendu pour un grand patron accusé d’avoir harcelé et humilié son ancienne DRH

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La justice devrait rendre son verdict sur cette affaire lundi. 1:38
La justice devrait rendre son verdict sur cette affaire lundi. © AFP
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Un employeur est accusé d'avoir envoyé des emails humiliant et dégradant à l'entourage de son ancienne directrice des ressources humaines et amante. Lundi, la justice devrait rendre son verdict sur cette affaire. L'avocate de la victime explique, sur Europe 1, en quoi l'affaire comporte toutes les caractéristiques du harcèlement.

Cette directrice des ressources humaines raconte avoir vécu deux mois d'horreur. Son ancien employeur avec qui elle avait une liaison, n'aurait pas accepté leur rupture. Il n'aurait pas accepté non plus qu'elle décide de changer d'entreprise. Il est accusé d'avoir inondé son entourage d'emails malveillants pendant deux mois. Commence alors une affaire qui a toutes les caractéristiques du harcèlement dont le verdict est attendu lundi. 

"Il a envoyé à environ 2.000 salariés de cette nouvelle société des emails extrêmement malveillants, des photos d'elle nue, des photos à caractère sexuel", avance l'avocat de la victime, Me de La Morandière. Pendant deux mois, une ancienne DRH aurait ainsi vécu l'enfer. Son ancien patron et amant aurait décidé de se venger de manière massive. À cela se seraient ajoutés des centaines de courriels malveillants, calomnieux et intimes adressés à près de 300 personnes dont la famille de cette femme, ses amis, sa paroisse et même les parents de l'école de ses enfants.

"C'est porter atteinte à sa dignité et à sa crédibilité professionnelle"

Des actes multiples répétés qui caractérisent le harcèlement, selon l'avocat de la victime. "Quand vous expliquez qu'une femme qui a fait des études, qui est cadre supérieure, qui a réussi et qui a mené très correctement sa carrière, qu'elle n'a réussi que parce que c'est une femme et qu'elle joue des faveurs sexuelles, c'est porter atteinte à sa dignité. C'est aussi porter atteinte à sa crédibilité professionnelle", ajoute Me de La Morandière. 

Le parquet a requis 30 mois de prison contre l'auteur des faits.

Europe 1
Par Chloé Triomphe, édité par Manon Bernard