Radicalisation dans les services publics : les premiers éléments sur le rapport parlementaire

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L'édito politique est une chronique de l'émission Toute l'info du week-end
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Chaque matin, Michaël Darmon évoque un sujet précis de la vie politique.

Ce jeudi, Michaël Darmon nous révèle les premières conclusions d’un rapport qui devrait du bruit, une mission d’information parlementaire de la commission des lois sur la radicalisation dans les services publics.

Une enquête de choc et complète menée par un tandem de députés, le Républicain Eric Diard et Le Marcheur Éric Pouillat.
Aucun terrain n’a été épargné : police, gendarmerie, armée, prisons, collectivités, hôpitaux, universités et transports.
En tout, 52 auditions ont eu lieu depuis novembre dernier et jusqu’à la semaine dernière. Les députés enquêteurs ont eu des accès confidentiels et ont mené de nombreux entretiens à huis clos tellement les propos étaient sensibles. À ces occasions, leur a été révélé comment des agents de service public ont pu inciter à la violence politique, des actes restés secrets.

Haute hiérarchie, chefs de services, policiers ou encore pompiers, les personnes auditionnées ont accepté de livrer sans fard la réalité qu’ils vivent et ont nourri un rapport qui sera rendu public le 26 juin.

Mais Michaël Darmon peut déjà en dévoiler quelques pistes.

Au fil de cette enquête, il est apparu que les phénomènes d’atteintes à la laïcité de radicalisation islamiste avec des discours potentiellement hostiles à la République sont répandus dans ce que l’on appelle les professions de souveraineté : police, gendarme et univers militaire.
Mais les députés veulent tirer la sonnette d’alarme sur la situation dans le monde du sport amateur ou la situation se dégrade selon leurs constat.

Un rapport de plus, diront certains. Comment sera utilisée cette enquête parlementaire sur un sujet aussi explosif ?

Depuis ce mercredi, ce que l’on appelle les préconisations ont été listées (une trentaine en tout).
L’une d’entre elle pourrait justement demander que les éducateurs sportifs soient passés au criblage du FSPRT (Fichier spécial prévention radicalisation et terrorisme). Il s’agit d’un fichier de référence qui sert déjà à contrôler les personnes travaillant à la SNCF, dans les aéroports et les forces de sécurité.
Le gouvernement s’apprête à prendre connaissance de l’ensemble des mesures préconisées pour lutter contre la radicalisation et pas uniquement dans les prisons.
On verra quelle suite il décidera de donner à cette mission d’information parlementaire dont on reparlera très certainement dans les prochains jours.
Laïcité et prévention de la radicalisation, ces sujets sont en général traités avec discrétion.