Le ministère de l'Enseignement supérieur va financer des thèses sur la radicalisation islamiste

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Cinq postes de doctorants vont être créés à partir de la rentrée. (Photo d'illustration)
Cinq postes de doctorants vont être créés à partir de la rentrée. (Photo d'illustration) © ERIC FEFERBERG / AFP
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Cinq postes de doctorants ont été créés et le Fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste va être ouvert à la recherche scientifique. Un comité scientifique de prévention de la radicalisation, le Cosprad, a également été installé.

Le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche va financer cinq postes de doctorants pour travailler sur les sujets liés à la radicalisation islamiste, et ouvrir à la recherche scientifique le Fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT).

Les cinq doctorants mèneront des recherches interdisciplinaires sur les problématiques de la radicalisation islamiste pour l'écriture de thèses et commenceront leurs travaux à la rentrée 2019, a indiqué mardi le ministère, à l'issue de l'installation du comité scientifique de prévention de la radicalisation (Cosprad).

Des "chercheurs accrédités" pour le FSPRT

Le FSPRT, créé en 2015, compile les fiches de plusieurs milliers de personnes qui seront par ailleurs "rendues accessibles à une équipe de chercheurs accrédités", des données utiles "à la compréhension des phénomènes de radicalisation", indique le communiqué.

Le Cosprad, mis en place par la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal et le secrétaire d'État à l'Intérieur Laurent Nuñez, vise notamment à "faciliter les interactions entre les administrations publiques et les chercheurs en sciences humaines et sociales", "proposer des axes de recherche prioritaires sur les questions de radicalisation", "favoriser l'accès aux données à caractère sensible en matière de radicalisation" et "contribuer à la valorisation des résultats de la recherche" et "à leur réutilisation au bénéfice des politiques publiques".