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L'émission "Touche pas à mon poste" connaît une énième polémique. Alors qu'elle fait l’objet d’une procédure de sanction par le CSA, l'émission de Cyril Hanouna se retrouve une nouvelle fois dans l'œil du cyclone.

Mercredi soir, une nouvelle séquence de Touche pas à mon poste a déclenché la polémique. Ce sont des images extraites des rushes de l’émission, qui n'ont pas été diffusées en direct mais exhumée par Jean-Luc Lemoine, un des chroniqueurs de Cyril Hanouna.

Hilarité sur le plateau. Ces images montrent un petit jeu, une sorte de colin-maillard entre Cyril Hanouna et une chroniqueuse de sa bande, Capucine Anav. L’animateur lui demande de fermer les yeux, puis de deviner quelle partie du corps il est en train de lui faire toucher. A la fin du jeu, Cyril Hanouna finit par prendre la main de sa chroniqueuse et lui fait toucher son entrejambe. Quand elle comprend de quoi il s’agit, Capucine Anav retire sa main immédiatement. Un humour potache qui, sur le plateau, ne choque personne.

Indignation sur les réseaux sociaux. Cette séquence a fait réagir les téléspectateurs. Sur les réseaux sociaux, certains internautes voient une forme d’agression sexuelle dans le geste de l’animateur. C’est le cas d’Audrey Pulvar, journaliste et animatrice sur la même chaîne que Cyril Hanouna.

D'autres ne peuvent s’empêcher de faire le parallèle avec une scène qui s’est déroulée dans une précédente émission, c’était lors des 35 heures de Baba, mi-octobre. Jean-Michel Maire avait embrassé la poitrine d’une jeune femme, contre son gré, une image qui avait poussé le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel à prononcer une mise en demeure contre C8.

Les concernés s'expriment sur Twitter. Après cette séquence, on a un peu une impression de "déjà-vu" : d’abord une séquence qui semble anodine pour ceux qui la vivent, puis une vague de réactions, puis des reprises dans les médias, sur de nombreux sites Internet… Reste la réponse des principaux intéressés. Jeudi, Cyril Hanouna et Capucine Anav se sont exprimés sur Twitter. Le premier en appelait à l’esprit de famille, à l’humour potache. La seconde rejetant le terme "d’agression sexuelle" et demandant aux donneurs de leçons de se taire.

C’était probablement le pire moment pour diffuser cette séquence, qui n’est pas un dérapage en direct mais qui a fait l’objet d’un choix éditorial. Selon nos informations, le CSA a d’ores et déjà reçu 126 signalements. Et il devra donc se prononcer et dire si cette séquence constitue un manquement aux obligations de la chaîne.