Taxe d'habitation : la suppression pour les plus riches "sur la table" lors du grand débat

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Le sujet de la taxe d'habitation est revenu dans le débat fiscal en raison des critiques du mouvement des "gilets jaunes" contre la politique fiscale du gouvernement qu'ils jugent inégalitaire.
Le sujet de la taxe d'habitation est revenu dans le débat fiscal en raison des critiques du mouvement des "gilets jaunes" contre la politique fiscale du gouvernement qu'ils jugent inégalitaire. © PHILIPPE HUGUEN / AFP
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Après deux jours d'imbroglio, l'Élysée a finalement annoncé mardi que la suppression de la taxe d'habitation pour les plus riches sera finalement discutée lors du grand débat.

La suppression de la taxe d'habitation pour les 20% des contribuables les plus riches sera bien "sur la table" lors du grand débat, a annoncé mardi l'Élysée. Elle pourra donc être réexaminée, même si la volonté initiale du gouvernement est de supprimer cet impôt pour l'ensemble des contribuables. Ce communiqué intervient 48 heures après des déclarations faites par Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie, au micro du Grand Rendez-vous sur Europe 1, et laissant entendre que les ménages les plus aisés pourraient continuer à la payer malgré la promesse de campagne d'Emmanuel Macron.

Le gouvernement veut aller au bout. "La suppression pour 80% des Français est déjà actée. C'était d'ailleurs un engagement de campagne du président. La position du gouvernement est celle d'une suppression à 100%" - y compris les 20% les plus aisés - "c'est ce qui est envisagé", a fait savoir la présidence.

"Nous ne sommes pas fermés au dialogue". "Mais nous décidons de mettre cela sur la table pour le grand débat", a ajouté l'Élysée, après les déclarations ambigües de Bruno Le Maire. "Si les Français nous disent qu'ils n'en veulent pas, nous sommes prêts à étudier le sujet". "Nous écouterons, nous ne sommes pas fermés au dialogue, il ne s'agit pas de faire un débat où tout est déjà acté", souligne encore la présidence.

 

Le rétropédalage de Bercy. Dans la journée, à l'occasion d'un colloque qui s’est tenu à Bercy, Bruno Le Maire était déjà revenu sur ses propos, estimant avoir été mal compris. "J'ai redit dimanche qu'il fallait aller au bout de la suppression de la taxe d'habitation. Aller au bout de la suppression de la taxe d'habitation cela veut dire aller au bout de la suppression de la taxe d'habitation", a-t-il martelé, précisant toutefois que rien n'empêchait le grand débat national voulu par le président d'aborder cette question. "Si nous répondons non à chaque demande des Français, que nous ne sommes pas capables d'écouter la demande de justice, nous ne réussirons pas le grand débat, qui doit s'ouvrir dans les prochaines semaines", a-t-il expliqué.