Soldes : "Jouer le jeu à fond pour la pérennité des petits commerces"

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À bordeaux, les commerçants comptent sur la solidarité des clients pour contrebalancer une partie des pertes liées aux confinements. 1:28
À bordeaux, les commerçants comptent sur la solidarité des clients pour contrebalancer une partie des pertes liées aux confinements. © Philippe LOPEZ / AFP
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Les soldes d'hiver, qui ont débuté mercredi matin, suscitent une grande attente chez les petits commerçants, qui espèrent ainsi débuter 2021 sous de meilleurs auspices que 2020, marquée par deux confinements et une fermeture imposée de plusieurs mois face à la crise sanitaire.
REPORTAGE

Avec les soldes d'hiver qui ont commencé mercredi matin, les commerçants espèrent sauver leur saison. À Bordeaux, les boutiques du centre-ville affichent déjà de très importantes réductions, à la fois pour écouler les stocks qui ne se sont pas vendus pendant le dernier confinement, mais aussi pour attirer le chaland et rattraper un peu du chiffre d'affaires catastrophique de l'année écoulée.

Des rabais importants, allant de 40 à 70% s'affichent notamment dans les vitrines de la rue Sainte-Catherine, et ce dès la première démarque. En particulier dans les magasins de vêtements, comme celui que tient Benoît : "Cette année on se retrouve avec énormément de stocks, entre 20% et 30% de marchandises en plus", explique-t-il. "Il y a une grosse pression sur ces soldes. J'espère vraiment que ça va marcher, même si on ferme une heure plus tôt. Je sais que le commerce en ligne explose. Moi, je n'en fais pas. On verra, on espère qu'il y aura une solidarité", glisse-t-il.

"Il faut jouer le jeu à fond pour la pérennité des petits commerces"

Masquées et emmitouflées, se nettoyant les mains avec du gel hydroalcoolique d'une boutique à l'autre, Véronique et Myriam ont commencé les soldes dès l'ouverture. "Les prix sont accessibles. On sait que la rue Sainte-Catherine et tous les magasins ont assez souffert. Il faut jouer le jeu à fond pour la pérennité des petits commerces", déclare l'une des deux amies. "Comme je suis dans la restauration, je n'ai pas de travail, donc je me suis levée plus tôt. J'ai profité du fait que beaucoup de magasins ouvrent très tôt pour pouvoir faire les soldes tranquillement", ajoute la seconde.

Mercredi, ce n'était pas la foule des grands jours dans les rues de Bordeaux, mais beaucoup de commerçants assurent garder l'espoir de voir des clients se faire plaisir et dépenser l'argent qu'ils ont épargné durant les confinements.

Europe 1
Par Stéphane Place, édité par Romain David