Macron lui avait dit de "traverser la rue pour trouver du travail" : un an après, qu'est-il devenu ?

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"Je traverse la rue et je vous en trouve" du travail... La phrase, devenue célèbre, avait été prononcée par Emmanuel Macron à destination d'un jeune horticulteur au chômage, Jonathan. Qu'est-il devenu, un an plus tard ? Europe 1 l'a retrouvé.
TÉMOIGNAGE EUROPE 1

Jonathan a définitivement abandonné l'horticulture. Après la petite phrase que lui avait lancée Emmanuel Macron il y a un an, il a travaillé quelques semaines dans un garage automobile près de chez lui, dans le Loiret. Aujourd'hui, Jonathan cherche toujours un emploi à temps plein. Et, a posteriori, son échange avec le chef de l'État ne l'a pas beaucoup aidé.

"Je traverse la rue et je vous en trouve" du travail, lui avait déclaré le chef de l'État lors des Journées du patrimoine 2018. "Je respecte ce qu'il a dit, même si ça m'a un peu blessé. C'est passé maintenant, ça fait un an, c'est bon. J'avance", lui répond Jonathan , un an plus tard au micro d'Europe 1.

Avant cette rencontre présidentielle, l'ancien horticulteur s'était habitué à vivre au chômage, une période qu'il décrit comme compliquée : "Être chômeur j’y étais habitué, après c'est une routine. Justement c'est une routine dont on n’arrive plus à sortir..."

De la Bretagne aux Alpes

Et il sait ce qu'il dirait aujourd'hui au président : "Je lui dirais que j’ai avancé mais pas grâce à lui... Il a discuté avec moi mais devant les caméras. Hors caméra, il n'y a pas eu de discussion. Ce n'était que du blabla."

À défaut de traverser la rue, Jonathan a traversé la France pour trouver un emploi. "J’ai travaillé cet été en Bretagne pour faire la saison en restauration, puis après je pars à la montagne au mois de décembre. Moi ça me plait de cuisiner, manier les couteaux, faire de la découpe, tout ça, ça me plaît. Et puis en Bretagne ils sont contents de mon boulot, donc ce n’est que du bonus..."

Prochain arrêt : les Alpes, cet hiver. En attendant, il continue d'envoyer CV et lettres de motivation.

Europe 1
Par Jean-Gabriel Bourgeois et Thomas Vichard