"On est pris en otage" : les automobilistes exaspérés par une nouvelle hausse des prix de l'essence

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Maud Descamps et Joanna Chabas , modifié à
Après l'attaque d'installations pétrolières en Arabie Saoudite ce week-end, les prix à la pompe devraient augmenter de quatre ou cinq centimes le litre dans les prochains jours, au grand dam des principaux concernés : les automobilistes. 
REPORTAGE

L'attaque d'installations pétrolières dans le Golfe aura dans les prochains jours des répercussions très concrètes sur le quotidien des Français, selon les prévisions de l'Union française des industries pétrolières (UFIP) : après la flambée des cours du pétrole, les prix de l'essence devraient augmenter de quatre, voire cinq centimes le litre. Europe 1 est allé à la rencontre d'usagers exaspérés. 

"On est directement impacté"

"On est pris en otage comme on dit on n'a pas le choix", déplore Christophe, rencontré dans une station-service des Yvelines où il a l'habitude de venir faire le plein. Normalement, l'essence y est un peu moins chère qu'ailleurs. Mais Charlotte, également venue acheter du carburant, craint l'augmentation à venir : "il va encore falloir subir". 

Sur un plein complet, la facture devrait augmenter de deux euros environ. À la fin du mois, Romain, commercial indépendant, craint que cela ne pèse sur son budget : "On est directement impacté. Moi je roule beaucoup, c'est compliqué. Mais bon on n'a pas le choix..."

"Je fais un plein tous les quatre jours"

Autre phénomène classique de ce type de situation, malgré les réserves dont dispose la France, équivalentes à trois mois de consommation : la tentation de faire des réserves. "J'ai vu d'autres automobilistes avec des jerrycans", raconte Daniel. "Cet effet de peur, ça risque encore de faire augmenter encore plus les prix." 

Même constat dans l'Eure, où Europe 1 a rencontré des automobilistes inquiets, lundi. "Je suis venu cet après-midi avec cette voiture, je vais peut-être revenir avec l'autre pour anticiper un peu la hausse et avoir l'essence un peu moins chère", témoigne l'un d'entre eux. "Ça ne parait rien, mais je fais un plein tous les quatre jours, alors quatre ou cinq centimes, pour un véhicule qui demande 72 litres d'essence... Ce n'est pas rien au final", lâche un autre.