New Look : nouveau délai jusqu'au 7 juin pour trouver des repreneurs

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New Look France emploie quelque 400 salariés dont 350 en CDI.
New Look France emploie quelque 400 salariés dont 350 en CDI. © Capture d'écran Google Street View
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La filiale française du groupe New Look a été placée en redressement judiciaire le 25 mars. 

Le tribunal de commerce de Paris a prolongé lundi jusqu'au 7 juin le délai de recherche d'éventuels repreneurs pour les magasins de la filiale française en redressement judiciaire du groupe britannique New Look, selon la direction et les syndicats.

Lors de l'audience lundi, le tribunal a fait état de deux propositions écrites pour un seul magasin, le New Look Saint-Antoine à Paris, émanant d'un exploitant de pharmacie et d'un artisan textile. Ces offres proposent de reprendre trois et cinq emplois sur les 10 salariés du magasin, soit "presque rien à l'échelle du groupe", selon le délégué du personnel Sud Moussa Keita, joint par l'AFP.

400 salariés en France

New Look France emploie quelque 400 salariés dont 350 en CDI, selon son directeur des ressources humaines Patrick Birault.

Une trentaine de salariés s'étaient rassemblés lundi matin pour dire leur inquiétude devant le tribunal de commerce sur l'île de la Cité à Paris. "On a du mal à croire qu'il y aura une solution d'ici le 7 juin", a indiqué Moussa Keita.

En difficulté, le groupe d'habillement à bon marché avait lancé en septembre dernier un plan de restructuration prévoyant des fermetures de magasins et des suppressions d'emplois en France. Ce projet avait été abandonné avec l'arrivée en novembre de nouveaux dirigeants. Fin février, cette nouvelle direction avait annoncé qu'elle recherchait des repreneurs pour toutes les activités françaises.

Le groupe a fermé tous ses magasins en Chine et en Belgique

L'enseigne avait été placée le 25 mars en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Paris. "Les dirigeants veulent se donner bonne conscience en affichant leur volonté de préserver l'emploi, mais il n'y a aucune chance", estime Moussa Keita, qui souhaite engager une action en responsabilité à l'encontre de la société mère britannique.

Le groupe britannique a déjà fermé tous ses magasins en Chine et en Belgique. Au Royaume-Uni, il avait annoncé il y a un an la fermeture de soixante magasins et la suppression de 980 emplois.