Loi Alimentation : une parade aux promotions abusives a été trouvée

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© AFP
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Depuis l'adoption de la loi Égalim, il est interdit de faire des promotions supérieures à 34%, et donc de faire des offres 'un produit acheté, le deuxième offert'. Pourtant, en pleine période des achats pour le repas de Noël, il n'est pas difficile de voir que si certaines grandes surfaces sont restées sur leurs vieilles habitudes, d'autres ont déjà trouvé une parade efficace.

Elles ont trouvé la faille, et s'y sont engouffrées. Depuis l'entrée en vigueur de la loi Alimentation il y a un peu plus d'un an, les enseignes de grandes distributions ont, en théorie, de nouvelles contraintes lorsqu'elles proposent des promotions. Pourtant, il suffit de se rendre dans quelques enseignes pour se rendre compte que si certaines n'ont pas du tout changé leurs pratiques, d'autres en revanche ont trouvé une parade.

La promo un produit acheté, un offert interdite...depuis un an

La loi est claire : il est désormais interdit de faire une promotion du type un produit acheté, le même offert. Pourtant, Antonia a bien pu bénéficier de cette offre : "J'ai déjà acheté mon foie gras, j'en ai pris un, et il y en avait un deuxième offert, exactement le même", raconte au micro d'Europe 1 cette grand-mère qui s'apprête à recevoir ses enfants et ses petits-enfants, soit 8 personnes, chez elle pour partager le traditionnel repas de Noël. 

34% de réduction maximum

En revanche, et c'est là que réside la parade, il est toujours autorisé d'offrir un produit différent du premier en cas d'achat. Donc la promotion dont a bénéficié François d'"une bouteille de brut" offerte pour une "bouteille de champagne de grande réserve" est légale. Car avec la loi Égalim, il est désormais interdit de faire une promotion supérieure à 34%, or offrir le même produit revient à en faire une de 100%. 

Et il suffit de regarder dans les rayons des grandes surfaces pour voir beaucoup plus d'écriteaux et affiches qui indiquent 34% de réduction. Un chiffre auquel nous ne sommes pas encore habitués, mais qui devrait rentrer dans les mœurs. 

Europe 1
Par Carole Ferry, édité par Ugo Pascolo