Loi alimentation : "Il y a des distributeurs beaucoup plus vertueux que Leclerc qui ont compris le sens de la loi"

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Si "tout le monde n'était pas d'accord" sur le texte, le président de l'Association nationale des industries alimentaires assure sur Europe 1 que "tout le monde a embrayé sur l’esprit de la loi" Alimentation. Sauf un distributeur : le groupe Leclerc.
INTERVIEW

"Le groupe Leclerc annonce que cette loi est la fin du monde." Richard Girardot, le président de l’Association nationale des industries alimentaires, a défendu la loi Alimentation tout en critiquant le groupe Leclerc au micro de Raphaëlle Duchemin sur Europe 1, vendredi.

Michel-Édouard en désaccord avec cette loi. Invité de Sonia Mabrouk sur Europe 1, jeudi, Michel-Édouard Leclerc a fait part de son désaccord avec la stratégie du gouvernement sur cette loi Alimentation, assurant toutefois que "le panier de (ses) consommateurs n'augmentera pas" : "Il ne fallait pas aller taper les consommateurs en ce moment. N'importe quel commerçant vous le dira." 

"Tout le monde n’était pas d’accord mais tout le monde a embrayé sur l’esprit de la loi." "Monsieur Leclerc n’a pas participé aux ateliers où il y avait 860 personnes qui ont travaillé pendant cinq mois sur ces projets de la loi EGalim", dénonce quant à lui, Richard Girardot. Ce dernier explique notamment qu'"il y a des distributeurs beaucoup plus vertueux qui ont compris le sens de la loi et qui n’ont pas refusé cet état d’esprit de la loi. Toutes les parties se sont réunies, agriculteurs, distributeurs, fabricants, ONG, organisations de consommation. Tout le monde n’était pas d’accord mais tout le monde a embrayé sur l’esprit de la loi."

"Si le distributeur ne veut pas faire ruisseler..." Sur la loi en elle-même, Richard Girardot reconnaît toutefois que "les 10% de seuil de revente à perte entrent dans la caisse de la distribution" et "si le distributeur ne veut pas faire ruisseler en amont vers les fabricants et les agriculteurs, il est clair que cela ne remontera pas" jusqu'à eux.