"Les consommateurs sont demandeurs de bio ultra-frais", assure le patron de Yoplait

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Deuxième marque sur l’ultra-frais en France, Yoplait lance une gamme de yaourts bio. Une offre qui répond à une demande récurrente des consommateurs.

INTERVIEW

Après avoir longtemps été marginal, le bio est désormais partout dans les rayons des supermarchés. Partout… ou presque : au rayon frais, il n’est pas toujours évident de trouver une alternative bio, notamment pour les desserts. Un manque qu’entend combler Yoplait. Après les Petits filous, ce sont les Calin et les Paniers qui vont avoir droit à une recette plus respectueuse de la planète. "Le consommateur aime le bio et l’ultra-frais mais le bio ultra-frais peine encore à se développer. Quand on interroge les consommateurs, ils nous demandent de développer l’offre. On a mis du temps à élaborer nos recettes mais on est prêts", explique à Europe 1 Nicolas de la Giroday, patron de General Mills, le propriétaire américain de Yoplait.

Marché à conquérir. Alors que l’ultra-frais bio représente seulement "4% des ventes en volume et 5% en valeur", Yoplait vise un marché en pleine expansion. "On voit que le bio se développe dans toutes les catégories de produit, c’est un marché en croissance de 20% en France cette année, avec un chiffre d’affaires de quatre milliards d’euros. Il faut prendre le train en marche", estime le patron de la deuxième marque sur l’ultra-frais en France, invité de l’interview éco d’Emmanuel Duteil jeudi.

Écoutez l'interview intégrale de Nicolas de la Giroday à 22h20 dans le journal de la nuit d'Isabelle Millet. Le replay de l'émission est à retrouver ici.

Soucieux d’éviter le green-washing, Yoplait garantit la traçabilité de ses yaourts. "On s’assure que tous les produits de la chaîne de fabrication soient parfaitement sourcés. On est très attachés à la France, on a un partenaire historique avec Sodial, une coopérative française. Donc 100% de notre lait bio est français, les fruits aussi", assure Nicolas de la Giroday. Et après des semaines d’essais, la recette est prête à être déployée dans les rayons. "On a fait tester cette recette bio aux consommateurs et ils la préfèrent à celle d’aujourd’hui."

Hausse des prix. En soutien de ce lancement, Yoplait mise sur une campagne de communication en faveur de la biodiversité. "C’est un sujet qui nous tient à cœur, notamment les abeilles", raconte le patron de la marque à la petite fleur. "Pour chaque produit Yoplait bio acheté d’ici la fin de l’année, on s’engage à planter 100 fleurs", explique-t-il.

Mais qui dit bio dit souvent hausse du prix. Dans le cas de Yoplait, le lait, le sucre et les fruits bio coûteront effectivement plus cher à l’entreprise pour la fabrication. Et cela se ressentira sur le porte-monnaie du consommateur. "On a un produit qui va être plus cher à sourcer car le cahier des charges est plus respectueux de l’environnement et donc plus exigeant. Pour un pack de quatre Paniers de Yoplait, on recommande un prix de vente de 1,99 euro, contre 1,49 euro pour la recette classique", annonce Nicolas de la Giroday, qui rappelle tout de même que "ce sont les distributeurs qui fixent les prix au bout de la chaîne".

Bientôt des yaourts à l’unité ?

C’est un mode de consommation courant aux États-Unis mais encore rare en France : la vente et l’achat de yaourts à l’unité. "On va développer l’offre unitaire dans les magasins de proximité mais la clientèle cible est plutôt familiale", avance Nicolas de la Giroday. Les paquets de quatre ou huit yaourts ont encore de beaux jours devant eux.