La France travaille sur un laser capable de "détruire un satellite à plus de 400 kilomètres d'altitude"

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Un système de canon laser, ici sur un navire américain. Photo d'illustration.
Un système de canon laser, ici sur un navire américain. Photo d'illustration. © John F. Williams / Navy Media Content Services / AFP
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Alors que les menaces s'accumulent dans l'espace, les chercheurs français travaillent sur un prototype de laser très puissant pour y répondre.  

Alors que la 53ème édition du Salon aéronautique et de l'espace du Bourget ouvre ses portes lundi, la France passe à l'offensive dans le spatial, le prochain champ de bataille. Quand, depuis cinq ans, de plus en plus d'armes envahissent l'espace, les chercheurs français planchent sur un laser ultra-puissant, capable de détruire des satellites espions.

"Les armes lasers permettront depuis le sol de détruire ou d'éblouir un satellite à plus de 400 kilomètres d'altitude", explique au micro d'Europe 1, Franck Lefèvre, directeur du programme défense à l'ONERA, le laboratoire de recherches aérospatiales. "On a déjà fait des tests avec un prototype de laser, et c'est relativement concluant", ajoute-t-il.   

Des satellites de plus en plus menaçants 

Il y a environ 2.000 satellites au-dessus de nos têtes, et ils seront quatre fois plus nombreux dans cinq ans. Car les menaces s'accumulent et sont de plus en plus variées, explique le Général Michel Friedling, chef du commandement interarmées de l'espace. "Vous avez des menaces de brouillage, d'espionnage, des satellites kamikazes, d'autres qui peuvent projeter des substances toxiques pour opacifier un capteur. On a aussi des satellites qui peuvent venir avec des bras articulés pour arracher un élément du satellite et le tuer". 

Pour protéger, la priorité, c'est de bien voir et surveiller, d'où la modernisation du GRAVES, le radar d'observation français le plus performant en Europe. Capable aujourd'hui de voir des objets de la taille d'une machine à laver, dans dix ans, il en verra grands comme une boîte à chaussures. 

 

Europe 1
Par Aude Leroy, édité par Antoine Terrel