"Le dialogue social est en marche" : Jean-Pierre Farandou optimiste malgré la multiplication des grèves SNCF

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Alors qu’une grève des contrôleurs a lieu vendredi sur l’axe TGV-Est, Jean-Pierre Farandou, le nouveau patron de la SNCF, était à Chambéry pour inaugurer une nouvelle gare, avec un comité d’accueil de la CGT au menu. Mais il assure croire au dialogue social.

Cela fait désormais une semaine que Jean-Pierre Farandou a remplacé Guillaume Pepy à la tête de la SNCF. Et il doit encore et toujours consacrer l’essentiel de son énergie à tenter de calmer la grogne sociale qui frappe l’entreprise de transports. Vendredi, alors qu’il était attendu par un comité d’accueil de la CGT à Chambéry, où il a inauguré une nouvelle gare, une nouvelle grève avait lieu sur l’axe TGV-Est.

Il s’agit d’un mouvement social qui ne concerne que l’axe TGV-Est, et qui n’entraîne que la suppression de trois trains sur 10. Les contrôleurs dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail, regrettant notamment d’être de moins en moins présents dans les trains. Ce n’est pas un mouvement d’une très grande ampleur, mais cette grève vient s’ajouter à une longue liste de perturbations depuis un mois, entre le droit de retrait massif suite à l’accident de TER en Champagne ou encore les débrayages dans plusieurs technicentres.

Sur ces sujets, des concertations, des tables rondes se tiennent en ce moment entre direction et syndicats. Rien de très concret n’en débouche pour l’instant.

"Ma porte est ouverte"

Qu’importe. Jean-Pierre Farandou persiste. "Je crois beaucoup au dialogue. Je pense que les salariés, les cheminots, leurs syndicats, comme moi, on veut tous que l’entreprise marche bien, on veut tous que cette entreprise fonctionne bien pour les territoires et les clients. Cette base-là nous la partageons", a assuré le président de la SNCF à Europe 1. "Discutons ensemble des mesures à apporter. Ma porte est ouverte. Je vais recevoir toutes les organisations syndicales au plan national, j’ai déjà annoncé qu’on faisait une table ronde autour du métier de conducteur. Le dialogue social est en marche. Ça marque une inflexion claire, donc les choses passent comme elles doivent se passer."

Un volontarisme qui ne manquera pas d’être bientôt mis à l’épreuve. Car non seulement les sujets internes à déminer se multiplient, mais la mobilisation nationale du 5 décembre sur les retraites se profile également. Mobilisation pour laquelle les trois principaux syndicats de la SNCF appellent là aussi à la grève.

Europe 1
Par Aurélien Fleurot, édité par Rémi Duchemin