La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, affirme que l'UE est prête à un accord avec les États-Unis sur les tarifs de Donald Trump quitte à ce qu'il soit déséquilibré. Les Vingt-Sept devraient finalement s'accommoder du tarif universel de 10% sur lequel Washington ne cède rien à personne.
"Est-ce que la Commission négocie bien au nom des Vingt-Sept ?"
En échange, la Commission veut préserver les filières industrielles qui dépendent du marché américain, l'automobile et l'acier, asphyxiées par des surtaxes sectorielles de 25 et 50%. Washington pourrait faire un geste qui profiterait surtout à l'Allemagne.
"C'est essentiellement l'Allemagne qui exporte le plus ses biens. Si ces biens bénéficient d'une exemption, l'Allemagne sera logée à une bien meilleure enseigne que la France ? Est-ce que la Commission négocie bien au nom des 27 ?", explique l'économiste Anthony Morlet-Lavidalie.
Pour obtenir quelques concessions, Bruxelles devra probablement importer beaucoup plus d'hydrocarbures américains. Après avoir longtemps promis de regarder Donald Trump dans les yeux, la deuxième puissance économique mondiale a presque acté sa déroute face à un Donald Trump dont chaque mouvement d'humeur menace de déséquilibrer l'ordre économique mondial.