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Aurélien Fleurot, édité par Antoine Terrel
Alors que la CGT-Cheminots a prévenu jeudi que la grève dans les transports ne prendrait pas fin à Noël sans retrait de la réforme des retraites, dans les gares, les usagers s'inquiètent pour leurs déplacements. 
REPORTAGE

Entre le gouvernement et les opposants à la réforme de retraite, le bras de fer pourrait s'éterniser, tout comme les difficultés de circulation dans les transports. Au lendemain de la présentation du détail des mesures par le Premier ministre Édouard Philippe, la CGT-Cheminots a d'ores et déjà prévenu jeudi : il n'y aura "pas de trêve pour Noël" dans le mouvement de grève en cours sans un retrait de la réforme. Alors que les vacances approchent, dans les gares, les usagers se pressent aux guichets en quête d'informations ou pour échanger leur billet. 

Gare de Lyon, à Paris, ceux qui voyagent ce jeudi sont déjà soulagés d'avoir un train. Mais pour Fabien, si la grève n'est pas finie à Noël, il y aura beaucoup d'incertitudes. "J'ai déjà le billet, mais le problème, c'est qu'on ne sait jamais", explique-t-il au micro d'Europe 1. "Ça fait un peu peur, parce qu'il n'y a pas de train, pas de fête". Pour lui, impossible de se projeter dans l'avenir proche. "Peut-être que dans une semaine ça sera fini, on ne sait pas", espère-t-il, tout comme cela peu au contraire "durer jusqu'au mois de janvier". 

"Je fais confiance à la SNCF pour assurer un minimum de trains"

Au guichet, les voyageurs viennent surtout se renseigner et échanger leur billet pour jeudi ou vendredi. Antoine, lui, garde son billet de train pour Noël, mais avec l'idée qu'il faudra peut-être trouver un plan B. "Pour l'instant, je fais un peu confiance à la SNCF pour assurer un minimum de trains en cette période charnière", confie-t-il, expliquant avoir des trains prévus les 21 et 25 décembre. "J'espère pourvoir fêter Noël en famille", conclut-il. Et si jamais son train était annulé, Antoine prévoit d'opter pour le covoiturage.