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Antoine Terrel , modifié à
Invité jeudi d'Europe 1, le président de l'agence des participations de l'État vante la croissance "régulière" de la Française des jeux, qui donne "une visibilité très bonne pour tout investisseur". 
INTERVIEW

Le processus est lancé. Ce jeudi, la période de souscription des actions de la Française des jeux (FDJ) a débuté, avant l'entrée en bourse de la société dont l'État prévoit de céder 52% du capital. Invité d'Europe 1, Martin Vial, président de l’agence des participations de l’État, assure que la FDJ sera aussi rentable une fois privatisée que sous le giron de l'État. "FDJ, ce n'est pas un risque industriel", explique-t-il. 

"La FDJ est une entreprise historique dont les activités ne correspondent pas à des cycles économiques", indique Martin Vial, selon lequel sa croissance "régulière" donne "une visibilité très bonne pour tout investisseur". "Française des jeux, ce n'est pas un risque industriel", ajoute-t-il, rappelant les succès des mises sur le marché de Safran, Thales, Airbus ou Aéroport de Paris. 

S'il reconnaît que la crise boursière de 2008 "a réduit l'enthousiasme des épargnants français", Martin Vial explique que le gouvernement souhaite, à l'occasion de la privatisation, "relancer l'épargne individuelle, populaire". "Il s'agit d'encourager les Français à financer les entreprises, investir en action", dit-il encore, "à un moment où les taux d’intérêts sur les produits d'obligation sont très bas". 

"Les recettes vont être investies dans les technologies du futur"

Mais pourquoi l'État se sépare-t-il de ce fleuron français ? "Les contraintes sur les finances publiques font que chaque euro investi doit être priorisé", argumente Martin Vial, indiquant que la priorité pour l'État actionnaire se porte désormais sur "les entreprises relevant de la souveraineté nationale, de la défense nationale, le nucléaire civil, les grands services publics comme la SNCF ou la Poste". 

Concernant les gains tirés de la privatisation, le président de l'agence des participations de l'État assure que "les recettes vont être investies pour l'innovation rupture, et dans les technologies du futur". "Nous allons placer cet argent dans un fond pour l'innovation de l'industrie, qui va investir dans de nouvelles entreprises technologiques, des projets régionaux ou des grands projets de filière", décrit-il, avant de certifier que la privatisation sera plus "rentable" pour l'État qu'une conservation de ses 52% de parts.