Le kilo de tomates pourrait augmenter de 60 centimes à la production (Illustration). 1:32
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Elise Denjean, édité par Manon Fossat
Avec la hausse des prix du gaz, le prix des engrais flambe à son tour. Celui-ci a en effet triplé et le risque de pénurie inquiète. Les agriculteurs craignent une incidence sur le prix des fruits et des légumes, et certains envisagent même de retarder leurs plantations au risque de voir les productions marocaines et espagnoles rentrer encore plus sur notre territoire.

C'est une des conséquences de la hausse des prix du gaz. Les engrais coûtent de plus en plus chers et on assiste à une véritable flambée des prix. Ces derniers ont en effet triplé, de même que le prix de leurs emballages, eux-aussi en augmentation de 14%. Un constat qui pourrait entraîner une pénurie et inquiète beaucoup les agriculteurs, notamment les céréaliers.

Retarder les plantations ?

Très dépendants de cette solution azotée qu'ils pulvérisent dans leurs champs pour nourrir leurs cultures, tous craignent des pénuries. Et qui dit moins d'engrais dit aussi moins de rendement. De quoi impacter durement les trésoreries pour ceux qui achètent au prix fort. Et les céréaliers ne sont pas les seuls à être inquiets. Les producteurs de fruits et légumes pourraient bien voir le kilo de tomates augmenter de 60 centimes à la production. Une hausse que les agriculteurs ne pourront pas répercuter, selon Jacques Rouchaussé, le président des Producteurs de Légumes de France.

"Aujourd'hui, nous avons même des producteurs qui se demandent s'ils ne vont pas retarder leurs plantations de tomates. Ce qui signifie avoir des tomates beaucoup plus tard en production et avoir également la porte ouverte à l'ensemble des productions marocaines ou espagnoles qui vont beaucoup plus rentrer sur notre territoire", alerte-t-il.

Les céréaliers quant à eux pourraient choisir au printemps de se tourner vers des cultures qui demandent moins d'engrais, comme le soja. Mais si le créneau attire beaucoup de monde, les prix vont forcément baisser et les autres céréales vont venir à manquer. De quoi complètement déséquilibrer le marché.