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Maud Descamps, édité par Clément Perruche , modifié à
Jean Castex a annoncé jeudi soir la mise en place d'un bouclier tarifaire pour aider les Français à régler leurs factures énergétiques. Les prix du gaz sont désormais bloqués et l'augmentation des prix de l'électricité va être limitée. Le gouvernement table sur une baisse des prix du gaz à partir du printemps. Un pari plutôt bon, selon l'économiste Philippe Chalmin.
INTERVIEW

Jeudi soir, Jean Castex a annoncé de nouvelles mesures pour aider les français à régler leurs factures énergétiques. Les prix du gaz sont désormais bloqués jusqu'en avril 2022. Pour l'électricité, le gouvernement a gelé une taxe permettant de limiter la hausse du prix de l'électricité à 4%. Le gouvernement espère que les prix redescendront à partir du printemps. Un pari plutôt bon pour l'économiste Philippe Chalmin, invité de Romain Desarbres dans Europe Midi ce vendredi.

Une baisse des prix du gaz au printemps ?

Les prix du gaz auront-ils baissé d'ici avril 2022 ? Pour Philippe Chalmin, c'est relativement jouable. "Il faut bien se rendre compte que le marché du gaz est un peu saisonnier. La grande période de consommation dans l'hémisphère nord, c'est quand il fait froid. Et en général, les prix du gaz ont tendance à atteindre une sorte de sommet vers le mois de janvier-février. Et pour cause, il fait très froid. Et puis ensuite, vers le printemps, c'est un peu une période de moindre consommation. Donc, en toute logique, les prix peuvent baisser. De combien ? On en sait rien."

Blocage des prix

En attendant, pour le gaz, une hausse de 12.6% est bien effective depuis ce vendredi matin mais c'est la dernière hausse avant le mois d'avril 2022. Pour autant, ce n'est pas un cadeau fait aux ménages : il y aura un rattrapage lorsque les prix de marché auront nettement baissé. Et ce rattrapage sera très progressif sur une période de 12 à 18 mois.

Pour l'électricité, le gouvernement joue sur la fiscalité avec le gel d'une taxe : la TICFE. Cela va permettre de limiter la hausse en février prochain à 4% au lieu des 12% prévus.

La colère des fournisseurs alternatifs

Ces mesures sont loin de faire l'unanimité, notamment chez les fournisseurs alternatifs, comme Eni, TotalEnergies ou encore Vattenfall. Car les tarifs qu'ils proposent à leurs clients sont indexés sur les tarifs réglementés. Et comme ces derniers sont désormais bloqués, les fournisseurs alternatifs ne peuvent plus augmenter leurs tarifs. Ces entreprises menacent d'ailleurs le gouvernement d'un contentieux.