Maud Bregeon dit non à la taxe Zucman, même dans sa version allégée. "Tout ce qui toucherait à l’appareil productif, le gouvernent y sera opposé" affirme la porte-parole du gouvernement. Il n’en fallait pas plus aux socialistes pour relancer leurs menaces de censure.
"Notre revendication c’est la taxe Zucman. On a fait un pas en acceptant de faire un amendement de repli, rédigé à partir des déclarations du bloc central. A partir de ce moment-là, la balle est dans leur camp. S’ils restent fermés à tout compromis, ce sera censure", a déclaré Romain Eskenazy, porte-parole du PS.
Amélie de Montchalin manie le "en même temps"
Quelques minutes plus tard, la ministre Amélie de Montchalin manie le "en même temps" devant les députés et s’en remet au débat parlementaire. "Nous n’avons pas peur de regarder comment nous proportionnons l’effort de chacun au redressement des comptes publics. Mais dans ce débat, nous ne parlerons pas que de fiscalité, nous parlerons de ce qui crée notre richesse, et ce qui demain, réduira notre déficit", a rapporté la ministre de l'Action et des Comptes publics.
Ce qui est sûr, c’est que le PS et le gouvernement sont déterminés à trouver un accord pour éviter une dissolution. Mais malgré des discussions intenses entre les deux parties, aucun compromis n’a à ce stade été trouvé. Olivier Faure avait fixé la fin de semaine pour y parvenir.