Adecco annonce vouloir embaucher 15.000 personnes en CDI avant fin 2021

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Alexandre Viros Adecco 3:01
Alexandre Viros estime à 400.000 le nombre de postes qui ne sont pas pourvus actuellement. © Europe 1
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La crise économique générée par le coronavirus pourrait détruire plusieurs centaines de milliers d'emplois dans les mois à venir. Invité d'"Europe Soir", jeudi, le président France d'Adecco, Alexandre Viros, a indiqué que l'entreprise allait "recruter 15.000 personnes en CDI apprenant" d'ici à la fin de l'année 2021.
INTERVIEW

Un désastre économique : en raison de la crise protéiforme du coronavirus, l'Insee table sur 900.000 destructions d'emplois dans l'économie française d'ici à la fin d'année. L'année 2021 devrait donc être celle de la reconstruction. Pour Adecco, elle devrait également être synonyme d'embauches. Le groupe spécialisé dans le travail intérimaire "va recruter 15.000 personnes en CDI apprenant" d'ici à la fin de l'année 2021, comme l'a affirmé son directeur France, Alexandre Viros, sur Europe 1.

Des CDI formés aux "métiers pénuriques"

"Ce sont des gens qu'on va embarquer et porter nous-mêmes au titre du CDI", précise Alexandre Viros au micro Europe 1 de Julian Bugier. "Vous êtes salariés à temps plein par Adecco." Le président France d'Adecco invite d'ailleurs les candidats potentiels à se rendre en agence et à postuler à l'un de ces postes d'intérimaires en CDI.

Adecco "va les former dès le premier jour à ces métiers pénuriques" que sont notamment les métiers de l'e-commerce, du BTP et du secteur médical. "Vous êtes technicien de l'aéronautique à Toulouse, vous subissez un plan de restructuration, mais en face de ça, il y a des besoins en fibre optique. On vous forme donc à la fibre optique, un métier d'avenir", illustre le dirigeant.

"400.000 emplois" non-pourvus

Sur Europe 1, Alexandre Viros estime à 400.000 le nombre d'emplois qui ne trouvent pas preneurs à l'heure actuelle. "La moitié de ces 400.000 emplois correspond aux 17 métiers que nous avons identifiés" comme étant en tension, précise celui qui était jusqu'à l'été dirigeant de Oui.SNCF. Sont notamment concernés les aides-soignants, les conducteurs d'engins de chantiers, les électriciens dans le BTP, les mécaniciens et les soudeurs.