Covid : la vague de faillites d'entreprises décalée à l'année prochaine

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Combien d'entreprises vont-elles fermer l'année prochaine ? 1:26
Combien d'entreprises vont-elles fermer l'année prochaine ? © AFP
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Le nombre de défaillances d’entreprises n’a jamais été aussi bas qu’aujourd’hui : -37% au cours des trois derniers mois. Du jamais vu. L'explication tient en grande partie aux différentes aides de l'Etat. Et les regards se tournent désormais vers l'année prochaine, lorsque ces aides s'arrêteront... 

La crise la plus violente depuis celle de 1929 ! C’est ce que répètent les économistes quand on les interroge sur le niveau d’activité en France depuis le début de la crise sanitaire. Et pourtant, le nombre de défaillances d’entreprises n’a jamais été aussi bas qu’aujourd’hui... Un chiffre résume bien ce paradoxe : moins 37% ! C’est l’ampleur de la baisse des défaillances d’entreprises au cours des trois mois qui viennent de s’écouler, comparés aux mêmes trois mois de l’année 2019 (laquelle année 2019, rappelons-le, était une année exceptionnelle sur le plan économique, donc avec déjà un faible nombre de défaillances d’entreprises).

Cette baisse de 37% sur les mois de septembre, octobre, novembre est constatée par les greffiers des tribunaux de commerce (qui sont aux premières loges). Et ils anticipent pour l’ensemble de l’année 2020 15.000 défaillances d’entreprises en moins. Du jamais vu.

Des entreprises sous perfusion de l'Etat 

L’explication ? C’est simple : les entreprises continuent d’être sous perfusion avec l’activité partielle, les aides du fonds de solidarité, les reports et exonérations de cotisations sociales et les prêts garantis par l’Etat. Elles ne subissent donc pas la violence du choc. En tout cas pas pour le moment…

Parce qu’arrivera le jour où ces dispositifs s’arrêteront. C’est d’ailleurs LE sujet sensible dans les ministères concernés : comment lever le pied petit à petit pour empêcher une déflagration. Pour le moment en tout cas, les dispositifs en question sont maintenus. Nous l’avons annoncé pour l’activité partielle par exemple : le dispositif est prolongé au moins jusqu’au 31 janvier, en particulier pour les secteurs les plus durement frappés par la crise.