Coronavirus : 3.600 entreprises et 60.000 salariés concernés par le chômage technique

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Photo d'illustration © AFP PHOTO /CENTERS FOR DISEASE CONTROL AND PREVENTION/ALISSA ECKERT/HANDOUT
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Le coronavirus, en plus de son impact évident sur la santé, engendre de lourdes complications économiques au niveau mondial. La France n'échappe pas au ralentissement de son économie mais des mesures de chômage partiel sont en place pour éviter le licenciement de plusieurs dizaines de milliers de salariés.

Quelque 3.600 entreprises pénalisées par la propagation du nouveau coronavirus ont demandé à bénéficier de mesures de chômage partiel pour environ 60.000 salariés, a indiqué jeudi la ministre du Travail Muriel Pénicaud, soit quatre fois plus qu'en fin de semaine dernière.

Ce dispositif d'activité partielle, qui vise à maintenir l'emploi en cas de baisse d'activité, représente à ce stade un coût de 180 millions d'euros pour l'État, a ajouté la ministre sur le plateau de LCI, assurant "ne pas avoir de limite budgétaire" pour "sauver l'emploi".

Indemnité horaire minimal de 84% du salaire net

Lorsque les salariés sont placés en position d'activité partielle, le contrat de travail est suspendu mais non rompu. "On évite des dizaines de milliers de licenciements. C'est un outil qui permet de préserver l'emploi et le revenu du salarié", a souligné Madame Pénicaud, assurant que les directions régionales du travail s'efforcent de répondre en 48 heures aux demandes des entreprises.

Les salariés perçoivent une indemnité horaire de leur employeur qui doit correspondre au minimum à 70% de la rémunération antérieure brute (84% du salaire net). De son côté l'État a porté au niveau du Smic l'indemnité horaire compensatrice versée aux employeurs ayant recours à ce dispositif.

Après les mesures d'urgence, la relance

"On est en train de regarder si on peut aller au-delà du Smic", a dit Muriel Pénicaud. "Le tourisme, la restauration, l'événementiel et les transports sont les quatre secteurs qui nous préoccupent le plus", a-t-elle indiqué. Elle a rappelé que "toute entreprise peut demander par un simple mail le report de ses paiements de charges sociales et fiscales" et la nomination d'un médiateur sur le crédit entre les banques et les petites entreprises.

Après les mesures d'urgence, "il faudra qu'il y ait un plan de relance" de l'économie pour "rebâtir des capacités", a-t-elle aussi estimé.