Alcatel-Lucent : le site de Nozay, dans l'Essonne, bloqué pour protester contre le nouveau plan social

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Le site de la filiale de Nokia Alcatel-Lucent à Nozayn dans l'Essonne, est menacé de 354 suppressions de postes. © Thomas SAMSON / AFP
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Des salariés ont bloqué lundi matin l'accès au site d'Alcatel-Lucent à Nozay, dans l'Essonne, pour protester contre un nouveau plan social qui prévoit 408 suppressions de postes sur deux sites.

Les accès au site d'Alcatel-Lucent à Nozay, dans l'Essonne, filiale de l'équipementier télécom finlandais Nokia, ont été bloqués lundi matin pour protester contre le nouveau plan social qui prévoit 408 suppressions de postes. Des militants et salariés se sont rassemblés à partir de 06h30 pour bloquer l'accès du site aux salariés d'Alcatel et Nokia, laissant passer ceux d'une autre entreprise installée sur le même périmètre. 

"150 à 200 personnes" au plus fort. "Une quarantaine" de personnes ont lancé l'opération selon Claude Josserand, de la CGT, avant d'être rejointes par d'autres. "150 à 200 personnes" au plus fort y ont participé selon Frédéric Aussédat, de la CFE-CGC. Beaucoup de salariés ne sont pas venus travailler, selon les deux responsables syndicaux.

Avec cette opération, "les salariés et leurs organisations syndicales veulent montrer leur écœurement face à une politique de destruction systématique de l'emploi en France", souligne l'intersyndicale dans un communiqué. L'action est organisée à la veille d'une réunion du comité social et économique central (CSEC) qui va lancer formellement la procédure de plan de sauvegarde de l'emploi (PSE).

"On veut défendre l'avenir du site". Ce troisième PSE chez Alcatel-Lucent depuis son rachat début 2016 par Nokia a été annoncé mi-janvier. Il vise à nouveau tous les métiers support (administratif, finances, support clients...), avec la suppression de 354 postes à Nozay et de 54 postes à Lannion (Côtes-d'Armor). Intervenant alors que le précédent PSE est encore en cours, il fait craindre aux syndicats des départs "coercitifs", c'est-à-dire des licenciements, et non "volontaires". "Le volontariat, on met vraiment des guillemets", a insisté Claude Josserand, car "quand les gens sont harcelés toutes les semaines", ce ne sont pas des départs "volontaires".

"Trois PSE, ça commence à bien faire. On veut défendre l'avenir du site", a déclaré Frédéric Aussédat, qui a évoqué des salariés "désarçonnés". "L'avenir de Nokia en France, des télécoms en France, on n'y croit plus", a-t-il ajouté. "Même si la R&D (recherche et développement) n'était pas touchée", "il n'y a plus de management décisionnaire en France" pour cette activité, donc "on ne pèse plus sur les décisions d'orientation" a-t-il souligné.