Philippe Gloaguen, fondateur du Guide du routard : "Je voulais être payé pour voyager"

, modifié à
  • A
  • A
Partagez sur :
Chez Anne Roumanoff jeudi, le fondateur du "Guide du routard" revient sur la création du célèbre guide de voyage.
ANNE ROUMANOFF, ÇA FAIT DU BIEN

Chaque année, il s'en vend des millions. Le Guide du routard, célèbre guide de voyage, a été fondé en 1973 par Michel Duval et Philippe Gloaguen. Plus de 45 ans après, l'ouvrage est toujours un indispensable pour de nombreux voyageurs. Chez Anne Roumanoff jeudi, Philippe Gloaguen revient sur l'origine du Routard.

 

>> De 11h à 12h30, c’est tous les jours Anne Roumanoff sur Europe 1 ! Retrouvez le replay de l’émission ici

"J’ai rencontré de grands reporters comme Jean Lacouture"

Mordu par le voyage dès le plus jeune âge, c'est lorsqu'il a 17 ans que l'idée d'un guide pour voyageur germe dans l'esprit de Philippe Gloaguen. "J’ai rencontré de grands reporters comme Jean Lacouture, qui travaillait au Nouvel Observateur à l’époque. Avec Lucien Bodard, c'était des gens qui voyageaient dans le monde entier, ils avaient une vie de pacha sans en avoir les moyens, mais avec une dimension culturelle formidable", explique le fondateur du Guide du routard. "Je voulais être payé pour voyager", indique ainsi Philippe Gloaguen. Constatant lors d'un voyage en Inde que des touristes se plaignent de ne pas avoir d'indications pour trouver des bons plans sur plans, il se dit alors qu'il existe un créneau à prendre.

"Je relis tout"

Aujourd'hui, Le Guide du routard est tiré à plus de 2,5 millions d'exemplaires. "On en édite à peu près 180 par an, soit un tous les deux jours", souligne Philippe Gloaguen. Et le patron historique est toujours à la manœuvre. "Je relis tout", affirme-t-il, "je suis insomniaque et j’ai cet avantage de pouvoir tout lire". Orthographe, syntaxe, bonne adresse, le fondateur du Routard reste vigilant sur le moindre détail. "Ils arrivent que l'on ne soit pas d'accord, alors il y a des confrontations et des débats, mais la décision reste collégiale", souligne-t-il.

Europe 1
Par Guillaume Perrodeau