Le succès inattendu d'un livre dans lequel... il n'y a rien à lire !

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Le livre "Burn after writing" cartonne depuis sa publication en France. 1:20
Le livre "Burn after writing" cartonne depuis sa publication en France. © Clément Lesaffre / Europe 1
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Sa couverture se trouve sur tous les réseaux sociaux, les influenceuses se relaient pour en parler, et il se trouve maintenant chez beaucoup d'adolescents : "Burn after writing". Ce livre de 2014 cartonne en ce moment dans les librairies. Et il a une petite particularité. C'est le lecteur qui écrit l'ouvrage en fonction de ses ressentis et de sa vie personnelle. 

Connaissez-vous Burn after writing ? Ce livre explose tous les records de ventes. Il est pourtant paru en 2014 presque dans l'indifférence générale. Mais en 2019, une influenceuse chante ses louanges sur les réseaux sociaux. Depuis les ventes décollent. Mais cet ouvrage a une petite particularité : il n'y a absolument rien à lire. Au contraire, c'est aux lecteurs de l'écrire.  

Entre le journal intime et le développement personnel

Burn after writing, c'est un ensemble de questions. De "quel est le premier mot que j'utilise pour me décrire?" à "à quoi je pensais avant de m'endormir ?" en passant par "quel est mon plus grand secret ?", le héros de l'ouvrage, c'est vous-même. L'autrice, Sharon Jones, est graphiste de métier. Elle a décidé de créer ce livre entre le journal intime et le développement personnel

Un catharsis pour adolescents

C'est une sorte de catharsis à destination des adolescents adeptes des réseaux sociaux. Ils passent leur temps à se montrer sous leur meilleur jour. Mais dans ce livre, il faut jurer de n'écrire que la vérité, rien que la vérité, toute la vérité. Il s'agit de s'évaluer, s'entretenir avec soi, en toute honnêteté, pour que le lecteur "avance dans la découverte de lui même". D'où le titre Burn after writing "Bruler après avoir écrit".

Dès sa publication en France aux éditions Contredire, le livre s'est classé dans les meilleures ventes, toutes catégories confondues, grâce au relais des réseaux sociaux. Sans doute aussi grâce à l'époque et au culte de soi-même.

Europe 1
Par Nicolas Carreau, édité par Manon Bernard