Dave : "Ce que représente l’argent ? Aller au restaurant et ne pas regarder combien ça coûte"

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Des recettes de sa tante aux goûts découverts à l'autre bout de la planète, le chanteur se dévoile côté fourchette dans l'émission de Laurent Mariotte.
A TABLE !

Il a beau venir d'une terre peu reconnue pour sa gastronomie, les Pays-Bas, Dave se défend en cuisine. Le chanteur l'a prouvé samedi en tant qu'invité de l'émission La table des bons vivants. Au micro d'Europe 1, il a dévoilé son parcours culinaire, qui lui a fait faire le tour du monde, et qui a inspiré son livre sorti le 25 octobre, Cuisinez-moi !.

"Des épices comme souvenir". De sa Hollande natale, Dave a gardé des souvenirs de famille comme les croquettes au cabillaud de sa tante. Même avec un père épicurien et une mère également bonne cuisinière, c'est en partant qu'il a continué à former son palais à travers la cuisine bourgeoise française en général, mais aussi régionale, comme la cuisine provençale. Mais il est aussi allé plus loin : "Quand j’étais dans le creux de la vague dans les années 80, j’ai fait beaucoup de croisières. J’ai été en Birmanie, dans l’Océan indien...". 

Les voyages lui permettent de continuer à s'évader une fois de retour. "Des gens qui viennent à Paris achètent une petite Tour Eiffel. Moi, quand je suis en voyage, j’achète des épices comme souvenir, parce que quand tu rentres chez toi et que tu fais la cuisine, tu es de retour au pays. Et ce n’est pas lourd." 

"Prendre ce que l'on a envie de manger". Sa célébrité lui a aussi donné un avantage : l'accès aux grandes tables. "Quand on me demande ce que représente l’argent, je dis 'aller au restaurant et ne pas regarder combien ça coûte, prendre ce que l’on a envie de manger'. Il ne faut pas faire ça pour le vin parce que parfois il y a des vins à 1.200 euros !", prévient le chanteur, qui estime aussi que la cuisine permet de tisser des liens et de rapprocher les gens. "Attablés, on peut s’engueuler, ça m’est arrivé, mais c’est plutôt paisible pour moi", ajoute-t-il. Il voit même un côté consolateur dans la cuisine.

Mais même aguerri aux fourneaux, il n'a pas été à l'abri d'un faux pas lorsqu'il a invité son compagnon pour la première fois. "Je lui ai fait de la cervelle. Il faut être un peu con pour faire ça à quelqu’un que tu connais pas. Moi j’adore les abats." Lui est végétarien.

Le questionnaire des bons vivants

Pour mieux le connaître côté fourchette, le chanteur est passé sur le gril des interrogations de Laurent Mariotte :

Le goût de votre enfance ?

Il y a la soupe de pois cassés que ma mère faisait. C'est vrai que la cuisine hollandaise n'est pas passionnante en soit, mais il y a quand même le hareng chez nous. Aussitôt pêchés, on les met dans du gros sel. Quelqu'un a trouvé ça par hasard au Moyen-Âge. Avant, les premiers tonneaux au mois de mai étaient pour le roi. Et puis, il y a l'anguille fumée aussi.

Votre plus beau repas, dans le sens inoubliable ?

Ce serait probablement avec du foie gras poêlé parce que j'aime vraiment ça. Mais ça pourrait aussi être un gigot d'agneau dans le Trastevere, le vieux quartier de Rome.

Votre pire repas ?

La femme de feu mon directeur artistique que je salue s'il m'écoute là-haut, nous avait reçus et elle avait fait une quiche avec sans doute une pâte toute prête, et c'était une pâte sucrée. Et puis, elle avait fait des tomates avec une tonne de chapelure dessus.

Quel est l'ingrédient inutile en cuisine ?

C'est une question très surprenante parce que tout est utile. Je pense au persil, pas le plat qui est extrêmement utile, mais au frisé. Encore que, quand il est frit, il est bon aussi.

Qui sont les invités de votre dîner idéal ?

Nicolas, Guy, Franck, Albert... Tous les amis que j'ai perdus à cause du sida.

Votre adresse secrète ?

Je ne comprends pas, on ne les donne pas !

Le dernier plat que vous avez cuisiné ?

Hier, j'ai fait du chou de Chine très peu revenu avec des champignons shitaké. Je ne suis pas très chou mais le champignon lui a donné un goût sublime.

Le mot de la F-A-I-M ?

"A table !"

Europe 1
Par Aurélie Dupuy