Procès de Marine Le Pen : la présidentielle de 2027 démarre dans le prétoire de la cour d’appel de Paris
C'est une semaine cruciale qui s'ouvre pour l'avenir du Rassemblement national et la présidentielle de 2027. Marine Le Pen et 11 autres personnes sont rejugées en appel pour avoir payé entre 2004 et 2016 des salariés du RN avec l'argent du Parlement européen. Dans ce second procès, Marine Le Pen joue gros, notamment sa candidature à la prochaine présidentielle.
En première instance, en septembre 2025, Marine Le Pen a été condamnée à quatre ans de prison, dont deux ans ferme aménageables dans le dossier des détournements présumés des fonds du Parlement européen. Sauf que les juges ont assorti la peine de cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire. Ce qui empêche Marine Le Pen d'être candidate à l'élection présidentielle de 2027.
La décision est attendue avant l'été prochain
Alors pour se présenter l'année prochaine, elle aura trois possibilités. La première : faire sauter l'exécution provisoire. Elle pourrait également réduire la peine d'inéligibilité à deux ans. Ou bien obtenir tout simplement la relaxe. L'ancienne présidente du Rassemblement national va continuer de clamer son innocence.
Mais son argumentaire s'est affûté par rapport au premier procès. Le parti n'a rien commis de délictuel. Pour preuve, le Parlement validait les frais au fur et à mesure. Et l'usage discrétionnaire des fonds européens est une pratique somme toute largement diffusée dans les partis politiques.
En cause, des règles imprécises, une frontière floue entre ce qui est autorisé et ce qui ne l'est pas. Reste à savoir si cet argumentaire emportera la conviction des juges. Le procès doit se tenir jusqu'au 12 février. Le jugement sera mis en délibéré et la décision est attendue avant l'été prochain.