Ce mardi 13 janvier s'ouvre le procès en appel de l’affaire des assistants parlementaires du Rassemblement national. En première instance, Marine Le Pen avait été condamnée à quatre ans de prison assortis d'une peine d’inéligibilité avec exécution immédiate, une sanction lourde qui avait marqué l’année politique l'an dernier.
À la veille de cette nouvelle étape judiciaire, le parti affiche la sérénité de sa candidate. L’entourage de Marine Le Pen assure depuis plusieurs mois qu’elle aborde cette audience sans inquiétude particulière. Une seule certitude toutefois : sa nouvelle stratégie de défense reste totalement tenue secrète par ses avocats.
La solidité de Marine Le Pen mise en avant
Dans les rangs du RN, beaucoup préfèrent mettre en avant sa solidité. Après une année marquée à la fois par sa condamnation et par la mort de son père, la députée d’Hénin-Beaumont est, selon eux, plus populaire que jamais. Ses soutiens soulignent sa capacité à encaisser les coups. L’un d’eux estime que cette solidité dans les moments difficiles la rend très appréciée, affirmant que sa condamnation n’a eu "aucun impact sur son image". Un autre rappelle "qu’elle est une Le Pen" et qu’elle restera "combative jusqu’au bout".
En coulisses pourtant, le parti anticipe toutes les hypothèses. En cas de nouvelle condamnation en appel, l’entrée en scène de Jordan Bardella est préparée. Mais Marine Le Pen ne souhaite pas prendre le risque de pousser sa propre candidature jusqu’au dernier moment. Un cadre du parti estime que Jordan Bardella ne pourrait pas s’imposer en seulement deux mois comme le visage du RN. Pour l’instant, la ligne reste inchangée. Le ticket mis en place depuis plusieurs mois demeure : Marine Le Pen pour l’Élysée, Jordan Bardella pour Matignon en 2027.