"Il y a urgence à agir". Selon les informations d’Europe 1, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau va convoquer le préfet du Puy-de-Dôme ainsi que le commandant de groupement de la gendarmerie et le DIPN (directeur interdépartemental de la police nationale) du département La rencontre, en "off", ne donnera pas lieu à une communication publique immédiate, mais elle s’inscrit dans une volonté claire de suivre de près l’évolution de la sécurité à Clermont-Ferrand. Violences en réunion, règlements de compte, fusillades… ces derniers mois, l’insécurité dans cette ville de 150.000 habitants a explosé.
"On va monter en puissance"
Depuis le début de l’année, six homicides ont été recensés, dont quatre liés au trafic de stupéfiants. En mai dernier, dans le quartier nord de Croix-Neyrat, le corps calciné d’un adolescent de 17 ans a été découvert, un couteau planté dans la tempe. Début août, un jeune homme de 28 ans a également été retrouvé dans une voiture incendiée. Un climat d’insécurité grandissant qui inquiète les riverains.
"On avait deux points de deal avant, mais maintenant, un troisième s'est installé à côté de la gare il y a quelques mois", explique Marlène Hostache, policière à Clermont-Ferrand et secrétaire départementale du syndicat Alliance, qui tire la sonette d'alarme. "De sources sûres, les individus qui sont sur les points de deals sont de l'extérieur, c'est-à-dire qu'ils viennent d'un autre département ailleurs en France", poursuit-elle. Certains viennent ainsi de Marseille ou de Nîmes.
Selon une source proche du dossier, "la situation actuelle est préoccupante". " On va monter en puissance sur Clermont", précise cette même source, laissant sous-entendre que des mesures concrètes pourraient être envisagées pour répondre aux tensions locales et renforcer la présence ou la coordination des forces de l’ordre. Bruno Retailleau souhaite ainsi s’informer directement auprès des acteurs de terrain, préfet, policiers et gendarmes, afin d’évaluer les besoins et de réfléchir aux réponses à apporter.