France-États-Unis : le match des derniers arbitrages pour Didier Deschamps

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Le dernier match de préparation des Bleus, ici à Clairefontaine, devrait être l'occasion pour Didier Deschamps d'opérer ses derniers réglages, samedi soir à Lyon.
Le dernier match de préparation des Bleus, ici à Clairefontaine, devrait être l'occasion pour Didier Deschamps d'opérer ses derniers réglages, samedi soir à Lyon. © GERARD JULIEN / AFP
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Le dernier match de préparation de l'équipe de France, samedi à Lyon, devrait permettre à son sélectionneur de peaufiner son onze de départ avant le début de la Coupe du Monde.

 

Pour espérer "tout casser à la Coupe du Monde", selon les termes de son attaquant star Antoine Griezmann, l'équipe de France de football n'a plus qu'un match de rodage. Après deux prestations prometteuses face à l'Irlande et l'Italie, ces dernières semaines, les Bleus affrontent les États-Unis, samedi soir, à Lyon (21 heures), pour engranger leurs derniers points de confiance. Si son équipe type se dessine déjà, Didier Deschamps devrait lui profiter de cette dernière rencontre pour opérer ses ultimes choix, et affiner son onze de départ avant le premier match de la compétition, le 16 juin face à l'Australie.

Un onze pour donner le ton. On peut d'ores et déjà considérer que la composition de samedi soir donnera le ton : par le passé, peu de changements sont intervenus entre le dernier match de préparation des Bleus et le premier d'un grand tournoi international. Pour l'Euro 2016, une seule modification avait été opérée d'une échéance à l'autre, en raison de l'arrivée tardive dans le groupe d'Antoine Griezmann, retenu par la finale de la Ligue des Champions. Lors de la Coupe du Monde 2014, seuls deux joueurs différaient entre l'ultime rencontre amicale et le match inaugural des Bleus face au Brésil. "C'est souvent le cas quand c'est proche, parce qu'on sera à une semaine de la compétition", a confirmé Didier Deschamps le 27 mai dernier.

Le point d'interrogation Pogba. Auteur d'une prestation sans relief face à l'Italie, Paul Pogba fait figure de principal point d'interrogation dans le onze de départ de "DD". Sifflé au moment de sa sortie vendredi dernier, le joueur de Manchester United se trouve sous une double pression : celle de l'alternative Corentin Tolisso, de plus en plus solide en Bleu, et celle de… ses propres déclarations. Avant la compétition, le joueur s'est montré particulièrement sûr de lui, répétant à plusieurs reprises vouloir être "le patron de l'équipe de France". Si le Mancunien est pour l'instant loin du compte, une performance remarquée face aux États-Unis pourrait lui permettre de dissiper les doutes dans l'esprit du sélectionneur.

Giroud pour confirmer. Même si la pression s'annonce moins lourde pour lui, Olivier Giroud évoluera aussi avec, dans un coin de son esprit, l'excellent match réalisé par l'un de ses jeunes concourrents face à la Squadra Azzura, Ousmane Dembélé. Le joueur de Chelsea peut-il être menacé ? "Aujourd'hui sur mes dix dernières titularisations, j'ai mis dix buts, donc je suis sur bonne série et j'espère continuer comme ça", a-t-il répondu mercredi à l'AFP. Entre Griezmann et Mbappé et avec son jeu de tête, Giroud dispose sur le papier de bonnes chances pour affronter des Américains jouant plutôt bas... Tout comme les Australiens.

Des surprises chez les latéraux ? "À moi d'être performant pour le titiller, et pour qu'il soit plus performant encore". La petite phrase est signée Benjamin Pavard, concurrent direct au poste de latéral droit de Djibril Sidibé, titulaire attendu. À gauche, le jeune Lucas Hernandez a également marqué des points face à l'Italie, obtenant un penalty en première mi-temps et se positionnant ainsi juste derrière Benjamin Mendy dans la hiérarchie. Les deux titulaires habituels sont-il indéboulonnables ? A priori oui, mais une grosse erreur ou une blessure face aux États-Unis pourraient rebattre les cartes. De l'autre côté, Raphaël Varane, absent des deux premiers matches de préparation après sa finale de C1, devrait reprendre son poste en charnière centrale aux côtés de Samuel Umtiti, aux dépens d'Adil Rami. Ce dernier a également livré une performance solide face à l'Irlande, la semaine dernière. "Il y aura de la concurrence, devant, au milieu, derrière", a prévenu Deschamps. C'est finalement plutôt une bonne nouvelle pour les Bleus.