Coupe du monde : "Une compétition est réussie quand elle est gagnée", assure Emmanuel Macron, en visite à Clairefontaine

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Le président de la République a rendu visite aux Bleus, mardi, à Clairefontaine, avant leur départ pour la Coupe du monde en Russie.
EN IMAGES

Emmanuel Macron a fixé l'objectif de l'équipe de France lors de la prochaine Coupe du monde en Russie, qui débute le 14 juin prochain. Et il est élevé. Le chef de l'État, en visite avec son épouse Brigitte, mardi, au centre d'entraînement des Bleus, à Clairefontaine, a ainsi assuré qu'une compétition était "réussie" quand elle était "gagnée".

L'objectif du président de la République est ainsi sensiblement plus élevé que celui de son homologue de la Fédération française de football, Noël Le Graët, pour qui atteindre le dernier carré serait déjà un succès pour les Bleus, finalistes du dernier Euro.

Noël Le Graët a accueilli Emmanuel Macron au "château", mardi midi, où les deux hommes ont partagé le déjeuner avec les joueurs. "Ce qui est important, c'est que nous soyons tous derrière cette équipe, c'est un collectif jeune, c'est le choix de Didier Deschamps, c'est toute une génération de football qui est derrière cette équipe (…)", a déclaré à la presse le président, grand amateur de football, avant de prendre la pose avec l'ensemble des joueurs et du staff. 

Emmanuel Macron à Clairefontaine

Le sport "permet la cohésion nationale". Emmanuel Macron a également vanté les mérites d'une équipe de France rassembleuse mais aussi du sport en général."Le sport est un élément d'émancipation personnelle, c'est un élément de réussite", a-t-il souligné. "Le sport, c'est aussi un ensemble qui permet d'avoir des figures d'exemplarité, des modèles et des modèles qui donnent un exemple positif". Le sport "permet la cohésion nationale", a même affirmé le chef de l'État.

Macron avec Griezmann (960x640) Franck FIFE/AFP

"Quand les parents ne sont plus au rendez-vous, quand les situations sont difficiles, quand on doute, c'est parfois par le sport qu'on tient et donc avoir une équipe qui porte nos couleurs, c'est bon pour la cohésion nationale et c'est bon pour ce que font chaque jour, chaque semaine, les dizaines de milliers de nos concitoyens qui croient dans tout ça". Concernant son déplacement en Russie, le président de la République a confirmé qu'il s'y rendrait si l'équipe de France atteignait les demi-finales. "J'ai déjà dit que si elle passait les quarts, j'irai à tous les matches. Donc j'irai en demies et j'irai en finale", a-t-il dit, ajoutant à cet instant qu'"une compétition est réussie quand elle est gagnée".

Le chef de l'État ne s'est pas hasardé en revanche à répondre à une question d'un journaliste qui l'interrogeait sur les prénoms des joueurs pour savoir si comme Jacques Chirac, trahi par une fameuse scène lors de la finale du Mondial 1998, il ne les connaissait pas. "Je me suis toujours refusé aux quizz et vous êtes très injuste avec Jacques Chirac qui aimait les Bleus. J'aime les Bleus, y compris quand ils jouent à l'OM ou pas", a-t-il lancé, clin d’œil à son soutien affiché à l'équipe marseillaise, qui compte trois représentants dans le groupe des 23 joueurs retenus pour la Coupe du monde (Steve Mandanda, Adil Rami et Florian Thauvin).

Emmanuel Macron avec Florian Thauvin (960x640) Franck FIFE/AFP

"Je connais les prénoms des joueurs, j'échange parfois avec eux", a assuré le président en guise de conclusion.

Europe 1
Par N.R., avec AFP