Coupe du monde : cinq choses à savoir sur Portugal-Maroc

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Cristiano Ronaldo à l'entraînement avec le Portugal (1280x640) Francisco LEONG / AFP
Avec un triplé face à l'Espagne, Cristiano Ronaldo a parfaitement entamé son Mondial. © Francisco LEONG / AFP
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Après avoir claqué un triplé contre l'Espagne, Cristiano Ronaldo va de nouveau tenter de porter le Portugal face au Maroc, mercredi, à 14 heures.

Le Maroc peut trembler, "CR7" est de retour ! Auteur d'un triplé vendredi dernier, lors du nul spectaculaire entre le Portugal et l'Espagne (3-3), Cristiano Ronaldo espère à nouveau guider la Seleçao, mercredi face aux Lions de l'Atlas. Mais plus que les trois buts, le quintuple Ballon d'Or - et tout le Portugal avec lui - vise cette fois les trois points. Le Maroc, lui, n'a déjà plus le droit à l'erreur après son faux pas initial contre l'Iran (0-1). C'est simple : une défaite et les hommes d'Hervé Renard seraient déjà éliminés avant même la dernière journée dans ce groupe B.

Ronaldo et le Maroc, une histoire d'amour. Ronaldo a un rapport tout particulier au Maroc. En effet, la superstar du foot mondial passe régulièrement son temps libre à Marrakech, ville qu'il a découverte à l'occasion du Mondial des clubs avec le Real, en 2014. Depuis, le trajet Madrid-Marrakech - réalisé en jet privé - n'a plus aucun secret pour lui, d'autant que la capitale touristique du royaume est aussi devenue pour "CR7" un terrain de jeu… immobilier. Il est associé avec la chaîne hôtelière portugaise Pestana et un cinquième établissement à son nom a ouvert en janvier.

De l'espoir dans l'histoire pour le Maroc. Les hommes d'Hervé Renard ont un modèle à suivre : celui des glorieux anciens de 1986, qui avaient atteint les huitièmes de finale, meilleure performance jamais réalisée par le Maroc. Et, lors de ce Mondial mexicain, Aziz Bouderbala et ses coéquipiers avaient battu au premier tour le Portugal sur le score de 3-1. Les buteurs à l'époque : Abderrazak Khairi, par deux fois, et Abdelkrim Merry Krimau. Le Portugal avait été éliminé avec deux points alors que le Maroc avait subi en huitièmes la loi de l'Allemagne de l'Ouest, vainqueur grâce à un but de Lothar Matthaüs à la 87e.

Un "derby" pour Manuel da Costa. Il aurait pu jouer pour le Portugal (pays de son père), pour la France (son pays de naissance), mais c'est bien le maillot du Maroc (pays de sa mère) que portera Manuel da Costa, le défenseur des Lions de l'Atlas formé à l'AS Nancy-Lorraine. Ce match aura forcément une saveur particulière pour ce solide défenseur, âgé de 32 ans, qui a évolué avec les Espoirs portugais, mais jamais avec les A malgré plusieurs convocations quand Luiz Felipe Scolari était aux affaires, en 2008. Aujourd'hui au Istanbul Basaksehir - après avoir pas mal bourlingué ailleurs en Europe -, Da Costa a promis de "tout donner pour l'équipe nationale" marocaine.

Amrabat, des claques avant le déclic ? La scène avait surpris. Face à l'Iran, le défenseur marocain Nourredine Amrabat avait subi des petites claques de la part du médecin de son équipe. "Nous avons reçu un courrier de la Fifa qui nous rappelle les recommandations à suivre (...) nous les avons respectées point par point, notre intervention était correcte", a assuré ce dernier dans une vidéo envoyée à la presse par la Fédération marocaine. Après le match, Amrabat, qui évolue à Leganés, en Espagne, avait passé la nuit de vendredi à samedi en observation dans un hôpital de Saint-Pétersbourg. Samedi, l'encadrement de la sélection marocaine l'avait déclaré forfait pour le match de mercredi. Mais il pourrait finalement peut-être tenir sa place…

Le Maroc relativise : "des humains comme nous". Le Maroc n'est clairement pas favori de cette rencontre face au champion d'Europe en titre. Pourtant, dans les rangs des Lions de l'Atlas, on tient à relativiser. "Les Portugais sont des humains comme nous", "Ils ont deux pieds, deux jambes", a lâché cette semaine le milieu de terrain marocain Fayçal Fajr. Deux pieds, deux jambes, mais déjà un point de plus que le Maroc dans ce Mondial.