XV de France : "Le rugby se doit de soutenir" la lutte contre l'homophobie, assure Jacques Brunel

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"On va montrer notre désaccord total avec ces comportements-là" [homophobes], assure Jacques Brunel jeudi.
"On va montrer notre désaccord total avec ces comportements-là" [homophobes], assure Jacques Brunel jeudi. © Anne-Christine POUJOULAT / AFP
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Le sélectionneur du XV de France, Jacques Brunel, a assuré jeudi que "le rugby se doit de soutenir cette cause-là", la lutte contre l'homophobie, alors que l'équipe française portera des lacets arc-en-ciel samedi face aux Fidji.

Le rugby  se "doit" de soutenir la lutte contre l'homophobie, a estimé jeudi le sélectionneur du XV de France Jacques Brunel, dont l'équipe portera samedi contre les Fidji des lacets arc-en-ciel en soutien à Gareth Thomas, l'ancien international gallois victime d'une attaque jugée homophobe.

"On va montrer notre désaccord total". L'ancien trois-quarts polyvalent "a sollicité l'ensemble des nations par rapport à un acte qu'il a subi. Je crois que le rugby se doit de soutenir cette cause-là", a affirmé Brunel en marge de l'annonce de sa composition d'équipe face aux Fidjiens. "On va montrer notre désaccord total avec ces comportements-là", a ajouté Brunel, soulignant que les Français étaient les "premiers" à avoir répondu à l'appel de Thomas.

Gareth Thomas victime d'une agression homophobe. Sélectionné 100 fois dans l'équipe du pays de Galles et capitaine à deux reprises de l'équipe des Lions britanniques et irlandais, Gareth Thomas, 44 ans, avait annoncé dimanche avoir été victime d'une attaque homophobe à Cardiff via une vidéo qu'il espère "positive". Il y apparaît avec des contusions sur le côté gauche du visage et le crâne. Gareth Thomas a pris sa retraite en 2011 et a depuis milité pour les droits des personnes homosexuelles.

Des propos homophobes dans la sélection australienne. La question de l'acceptation de l'homosexualité dans le rugby s'était posée au printemps, lorsque l'Australien Israel Folau avait placé sa Fédération dans l'embarras en déclarant que les homosexuels étaient destinés à aller en "enfer". Son coéquipier en sélection David Pocock, militant du mariage gay, avait exprimé son désaccord avec l'arrière mais ajouté que cela ne les empêchait pas de pouvoir jouer ensemble.